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    Les inquiétudes gagnent de plus en plus des habitants de la province du Sud-Kivu après l’évasion « spectaculaire » d’une cinquantaine de prisonniers de la prison centrale de Walungu. Beaucoup craignent la résurgence de la criminalité dans cette partie de la République démocratique du Congo (RDC).

    Tout remonte dans la nuit du vendredi au samedi 13 janvier 2024. Plus au moins 55 prisonniers ont réussi à s’évader de la prison centrale de Walungu. Difficile d’expliquer le vrai contexte de cette évasion, mais des sources concordantes abordées par buniaactualite.cd affirment que cet établissement pénitentiaire n’était gardé que par deux éléments de la police nationale congolaise.

    « La population a peur et demande à l’autorité de mener toutes les démarches possibles pour repérer tous ceux-là qui se sont évadés et qui peuvent être un danger pour la population », a insisté le lundi 15 janvier 2024, Christian Ziganira, répondant de la société civile de Walungu.

    De son côté, l’organisation non gouvernementale dénommée Partenariat pour la Protection Intégrée pointe du doigt la faiblesse du système judiciaire congolais. Elle condamne notamment les détentions qu’elle estime de cavalières et la non organisation de procès aux détenus pour qu’ils soient fixés sur leur sort. Des pratiques qui entraînent la surpopulation de la maison carcérale, facilitant un fonds de commerce pour des responsables de ces maisons carcérales et leur suite.

    Quasiment tous les prisonniers ont réussi à s’échapper, outre des vieillards et des femmes qui n’ont pu escalader les murs.

    Pendant ce temps, les autorités locales ont renforcé des dispositifs sécuritaires en vue de tenter de retrouver les traces de ces prisonniers qui se sont volatilisés dans la nature.

    Cette situation soulève la question sur le mode de gestion des prisons congolaises, qui sont pour la plupart un véritable mouroir à ciel ouvert.

    Rédaction

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