Archives

    Sur l’ensemble du territoire national de la République démocratique du Congo, la campagne électorale pour le scrutin général du 20 décembre, a débuté le dimanche 19 novembre. Pour la province de l’Ituri, c’est une période non seulement pour charmer l’électorat mais également et surtout, l’occasion pour la population d’exprimer ses attentes.

    De l’économie au social, développement… surtout la sécurité. Des attentes qui datent mais qui ne changent pas, mandat après mandat. L’insécurité avec l’activisme des groupes armés locaux et étrangers et cela reste l’actualité primordiale dans la province de l’Ituri. Des communautés à la recherche de la cohabitation, la jeunesse fragilisée et réputée… les candidats auront le choix facile du sujet mais peut-être pas la facilité de convaincre les électeurs.

    Devenue province après le démembrement de l’ex Orientale, en Ituri, certaines tendances semblent se dessiner de part les veilles attentes. Malgré le début timide de la campagne électorale au chef-lieu de la province, les demandes n’ont pas changé.

    Une demande croissante du rétablissement et de la consolidation de la paix et de la sécurité sur toute l’étendue de la province, le développement économique, l’amélioration du social iturien sont exprimés par la population dans cette province longtemps meurtrie. L’insécurité, la principale préoccupation à l’Est n’a toujours pas trouvé de solution. Une hypothèse qui renforce la volonté de la population de cette partie à faire un choix judicieux.

    Les candidats doivent ainsi répondre à ces attentes tout en abordant les défis complexes de la région, tels que la gestion des ressources naturelles, la reconstruction des infrastructures et la promotion de la réconciliation et le vivre ensemble. La course est à couper le souffle, de part les profils et surtout le nombre de candidats : 2 469 au niveau provincial pour 43 sièges et 1 446 à la députation nationale.

    La lutte contre la corruption et l’amélioration des conditions de vie de la population, sont aussi autant des attentes dans un contexte où nombreux pensent qu’il faut rajeunir la classe politique congolaise. « Pour moi, s’il y a la sécurité, le développement se déclenchera de soi », pense un iturien.

    L’insécurité n’est pas seulement la denrée recherchée des habitants mais constitue aussi un obstacle pour les candidats : battre campagne demande la présence humaine et la libre circulation : ce qui n’est pas le cas dans certaines agglomérations à travers la province de l’Ituri.

    En 2018, des candidats « oeil de la population », « la sécurité, ma priorité », « pour l’unité et la cohésion sociale », « pour l’émergence du Congo »… n’ont visiblement pas tenu leurs promesses… enfin bref, n’ont pas offert au prorata de la demande. Quel profil pour 2023 ? À qui faire confiance et pourquoi ?

    L’Ituri, au-delà de son « interminable » problème des conflits armés, a aussi besoin de son développement. Politiquement, cette province peine cependant à s’offrir un poids au niveau national. Un seul iturien aurait occupé un poste de vice-ministère dans le gouvernement Sama Lukonde 1&2. Comment faire entendre sa voix ?

    Dans un premier temps, l’Ituri qui ne fait que se plaindre de son statut politique ne doit que compter sur ses élus au parlement. Cette campagne qui commence ce jour ira jusqu’au 18 décembre, 48 heures avant les élections. En Ituri, plus de 3000 candidats solliciteront la voix des habitants pour un total de moins de 70 a être élus (cumul de la députation nationale et provinciale).

    Verite Johnson

    Leave A Reply