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    La première semaine de la campagne électorale et présidentielle en République démocratique du Congo (RDC) a suscité une déception généralisée parmi la population. Les attentes placées dans cette période charnière de la vie politique du pays n’ont pas été satisfaites. Nous vous livrons, selon nous, de manière concise les raisons de cette déception et présentons une analyse objective et rationnelle des événements.

    Assumer la responsabilité plutôt que de se défausser sur les collaborateurs

    Il est courant de sanctionner le chef d’une équipe en cas d’échec, plutôt que de blâmer ses collaborateurs. Cependant, il semble y avoir un décalage dans l’application de ce principe en RDC. Certains reprochent au président sortant de ne pas assumer pleinement la responsabilité du bilan de son quinquennat, en cherchant à se défausser sur d’autres acteurs dont son plus sérieux adversaire Moïse Katumbi Chapwe. Il est essentiel que les dirigeants politiques assument leurs responsabilités et expliquent clairement leur rôle dans les succès et les échecs de leur mandat. C’est le principe de redevabilité en politique.

    Confusion dans la communication de la campagne de réélection

    La campagne de réélection du président sortant Felix Tshisekedi a été marquée par une confusion dans la communication. Une campagne de réélection doit reposer sur un bilan clair, expliquant les réalisations et les décisions prises pendant le mandat en cours. L’équipe de campagne doit raconter au peuple congolais l’histoire de ce mandat en commençant par l’héritage objectif laissé par le pouvoir précédent.
    Cependant, jusqu’à présent, le vide prévaut dans ce domaine. Les angles d’attaque choisis par l’équipe de campagne soulèvent des questions de respect des institutions, de cohérence et de crédibilité de la parole publique en RDC. Il est crucial de traiter avec respect les décisions de la plus haute cour de justice du pays et de présenter un projet de société solide pour l’avenir. Dire qu’il existerait des candidats de l’étranger et ne pas les mettre hors état de nuire au nom justement de la souveraineté nationale est une faute impardonnable. La première mission du chef de l’Etat dévolue par la constitution étant de veiller à cela. C’est d’ailleurs l’objet de sa prestation de serment.

    Les ambitions de Katumbi et les enjeux de l’élection

    Moïse Katumbi, également candidat à l’élection présidentielle, cherche à conquérir le pouvoir comme tout politicien en pareille situation. Dans le jeu politique, il est fréquent que les acteurs exagèrent ou fassent preuve de mauvaise foi. Cependant, il est important de souligner que Felix Tshisekedi n’est pas exempt de critiques et ne fait pas exception à cette règle. Il est essentiel de garder à l’esprit que la politique est souvent dépourvue de rationalité et que les ambitions personnelles peuvent influencer les discours et les actions des candidats. Vouloir le pouvoir coûte que coûte en s’affranchissant de toutes les règles morales est dangereux. Nous avons des exemples historiques sur le continent qui ont conduit à l’hécatombe. La RDC qui a déjà plus de 12 millions de morts ne doit surtout pas tomber dans le piège macabre d’une guerre civile. Ce serait suicidaire !

    L’élection présidentielle de 2023 en RDC suscite des inquiétudes quant à l’équité et à la transparence du processus électoral. La préparation de cette élection est critiquée par l’opposition et la société civile pour favoriser le candidat sortant et potentiellement faciliter la fraude électorale. Cette situation a conduit Moïse Katumbi à jouer selon les règles établies, en se pliant aux exigences du système politique en place. Cependant, il est essentiel de rappeler que ces tactiques politiques ne servent pas toujours les intérêts du pays et que la RDC risque de perdre dans tous les scénarios envisagés. Il est donc crucial de promouvoir la transparence, la démocratie et la responsabilité des dirigeants dans l’intérêt du peuple congolais.

    congoprofond.net

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