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    La RDC se rapproche d’une date historique : le scrutin général au 20 décembre 2023 et l’on a pas fini de faire les constats. Contrairement à 2018 où lors de la campagne électorale, les candidats membres de la majorité (le camp Kabila et son dauphin Ramazani Shadari) semblaient se camoufler sans mettre soit le logo du parti politique PPRD soit la photo de Shadari sur leurs affiches, la tendance a changé en 2023.

    En Ituri par exemple, Felix Tshisekedi bat son carton plein en termes des candidats en course au niveau national ou provincial. À travers la ville de Bunia, la plupart des photos affichées le long du boulevard de Libération ou sur différentes rues contiennent un filigrane en Tshisekedi. Les uns mettent en avant le numéro 20 de Félix plus que leur propre numéro.

    Trop rares sont celles de Ensemble pour la République de Moïse Katumbi et d’autres partis de l’opposition. Martin Fayulu, candidat président à la dernière minute, qui remettait en cause la crédibilité de la CENI, avait appelé les membres de son parti politique, l’ECiDé à ne pas postuler.

    Un feuilleton trop tôt terminé ?

    C’est peut-être un pari gagné pour Félix Tshisekedi s’il parvenait à se faire réélire mais pas seulement. À côté de ça, les multiples candidats sur son chemin doivent gagner la confiance de la population.

    Félix Tshisekedi dont les partisans évaluent le mandat écoulé à 4 ans après la fin du mariage FCC-CACH, veut une majorité parlementaire dès l’entame. Et pour l’instant, son équipe semble avoir la possession du jeu. Ils sont majoritaires ces candidats avec leurs têtes à gauche et celle de Félix Tshisekedi à droite sur leurs affiches, malgré le fait que certains font campagne avec moyen de bord.

    Pas d’argent pour la campagne, mais avoir Félix Tshisekedi qu’ils considèrent comme « ticket gagnant » semble être un moyen pour eux, une fois qu’ils ont l’occasion de solliciter les voix des électeurs.

    Cependant, une question persiste : si Tshisekedi échoue, que deviendront ces membres de l’Union Sacrée ?

    L’opposition, éparpillée jusqu’ici, dispose aussi d’atouts nécessaires en Ituri, une province où quelques 28 députés seulement iront à Kinshasa sur plus de 1400 candidats. Du côté de la population, ce que représente personnellement le candidat semble primé sur l’appartenance politique.

    Avec des figures emblématiques ça et là, ça promet « un match dans le match », un « game of trône » où chacun va devoir batailler, user ses mots, ses moyens pour avoir la confiance des électeurs en Ituri. Ici, tenir un discours en mettant en avant l’aspect sécuritaire, le vœux de tous, est facile mais convaincre cet habitant qui a vu les mandats passés tel après l’autre sans que sa situation ne change, sera une chose méritée.

    Verite Johnson

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