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    Les miliciens de la force de résistence patriotique de l’Ituri, FRPI en sigle, se montrent prêts à quitter la brousse pour un pré-cantonement envue de leur démobilisation dans le cadre du programme Starec.

    Ils l’ont affirmé ce mercredi 15 mai en présence du coordonnateur du mécanisme national de suivi de l’accord d’Addis-Abeba, Claude Ibalanky qui est allé à leur rencontre dans leur bastion au village Kamatchi dans le Sud du territoire d’Irumu.

    Le Colonel autoproclamé Mbadu, leader de ce groupe armé a montré son soucis et celui de ses hommes de s’engager pour la paix en intégrant soit l’armée loyaliste pour les uns, soit la vie civile pour les autres, à condition que le gouvernement congolais tienne compte de leurs revendications. Dans un cahier des charges remis aux autorités nationales, ils avaient exigé la reconnaissance de leurs grades ainsi que la libération de tous leurs leaders détenus à Kinshasa. M. Mbadu a même remis symboliquement une arme AK47 au chef de la délégation gouvernementale en signe de paix.

    « Nous sommes prêts pour servir notre pays, même aujourd’hui si le gouvernement sera prêt, moi et ma troupe nous allons sortir de nos campements » a-t-il indiqué dans des propos recueillis par un reporter de buniaactualite.com qui s’est rendu sur place.

    De son côté l’émissaire du Chef de l’État, M. Ibalanky a fait la garantie à ces miliciens de la détermination du Président de la république de mettre fin à leur activisme.

    « Le Président de la république m’a envoyé pour vous rencontrer et je suis heureux de votre accueil. Je pense que dans quelques semaines je veux encore revenir pour harmoniser avec vous » a-t-il indiqué.

    Le déplacement de Bunia pour Kamatchi a été facilité par des hélicoptères de la Monusco. Dans la délégation on a noté la présence du gouverneur intérimaire de l’Ituri, Pacifique Keta, la cheffe de bureau de la mission onusienne en province ainsi que certains députés provinciaux élus de la région.

    Une première tentative de cantonnement de plus de 400 parmi ces miliciens s’était soldé par un échec en janvier dernier, le programme Starec qui facilite les négociations entre la milice et l’Etat congolais avait dénoncé une incompréhension entre les partenaires de mise oeuvre de ce processus.

     

    La Rédaction

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