Archives

    Dans son nouveau rapport d’observation de violation des droits humains en province de l’Ituri, l’ONG Justice Plus révèle que le maintien de l’état de siège continue à peser sur l’exercice de certaines libertés fondamentales dans cette partie du Nord-Est de la République démocratique du Congo (RDC).

    Cette organisation a présenté les données relatives à l’observation de violation des droits humains au cours du quatrième trimestre 2023.

    L’atteinte au droit à la liberté et à la sécurité par arrestation arbitraire, détention illégale et enlèvement; l’atteinte à l’intégrité physique par traitement cruel, inhumain et dégradant par blessure ainsi que la torture et les travaux forcés, sont parmi les atteintes documentées par cette organisation au cours de la période précipitée.

    « Toutefois, malgré cette relative amélioration, Justice-Plus considère que la situation des droits humains reste préoccupante en Ituri. Elle exige des efforts supplémentaires de la part de tous les acteurs au processus », peut-on lire dans ce rapport consulté par buniaactualite.cd

    Parmi les violations et abus répertoriés, 3 seraient imputables aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), révèlent le même rapport.

    Cette organisation estime qu’elle n’a pas noté « de changement significatif depuis l’allègement de l’état de siège, le 12 octobre 2023 ». Elle indique aussi que dans l’exercice de leur mission sécuritaire, « certains éléments de l’armée nationale et de la police se retrouvent malheureusement impliqués dans des cas de violation des droits humains ».

    A l’en croire, le dispositif sécuritaire dans les zones où opèrent les groupes armés n’est pas suffisamment « dissuasif » à leur égard au point de les « empêcher d’effectuer des incursions répétées dans les agglomérations…».

    Justice-Plus rappelle que son travail s’inscrit dans le cadre de la promotion et la défense des droits humains. A travers la documentation et le monitoring des violations et/ou abus des droits de l’homme, elle apporte la visible sur l’état des droits humains fans la province de l’Ituri. Parant, elle exhorte l’Etat et ses partenaires à « consolider les acquis et à corriger les faiblesses dans le but de renforcer les capacités pour la protection de ces droits ».

    Pour rappel, l’état de siège est en vigueur dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu depuis plus de deux ans. Instaurée en mai 2021 par le président Tshisekedi, cette administration spéciale a limité certaines libertés des citoyens.

    David Ramazani

    Leave A Reply