Archives

    La justice populaire prend de plus en plus de l’ampleur à Bunia, capitale provinciale de l’Ituri. En l’espace de moins de 15 jours, au moins 5 présumés bandits ont été lynchés par la foule. Pendant ce temps, la police « calme les esprits ».

    La criminalité urbaine persiste, la population semble opter de se rendre justice, à la place de laisser aux instances judiciaires habilitées de s’occuper des présumés bandits.

    Dans sa sortie médiatique du mardi 02 avril 2024, le commandant urbain de la police en ville de Bunia a tout d’abord condamné cette montée en puissance de justice populaire avant de « calmer les esprits ». Le patron de la police nationale congolaise dans la ville a cependant insisté sur la vigilance et la collaboration.

    « Nous condamnons fermement la pratique de la justice populaire. Et que nous recommandons à toute personne qui se saisirait d’un suspect de l’amener auprès d’un OPJ (officier de police judiciaire) pour que la personne soit déférée devant un juge naturel qui donnera son verdict final », a lancé le commissaire supérieur Abeli Mwangu.

    Les derniers cas de justice populaire ont été enregistrés dans la nuit du lundi à ce mardi 02 avril 2024 au quartier Bigo-Kolomani dans la commune de Shari. 2 présumés bandits ont perdu la vie.

    A nos confrères de Canal Révélation, une radio émettant au centre ville de Bunia, le commandant urbain de la police attribue cette montée des cas de justice populaire à un certain groupe de jeunes. Il a nommément cité des jeunes désœuvrés qui seraient des habitants du site de déplacés, dont celui de Kigonze.

    « Cette bande de criminels est constituée de huits jeunes désœuvrés fumeurs de chanvre habitants le site des déplacées de Kigonze. En résumé sur le huits malfrats réputés voleurs au site de déplacéss de Kigonze, deux (2) sont décédés de suite des leurs blessures, un (1) est dans un état critique, et cinq ( 5) autres se sont volatilisés dans la nature », a-t-il indiqué.

    Jonathan Bavonga

    Leave A Reply