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    D’énormes défis attendent le nouveau gouvernement de la RDC. Le premier étant la composition même de ce gouvernement. Des longues attentes qui doivent être « enfin » récompensées, la suite logique, la femme au premier plan, Judith Tuluka, a une raison de se tourner la tête. Et elle en a bien conscience.

    « Les défis sont immenses et je promets de les relever en toute responsabilité pour une RDC développée, unie et pacifiée. Ensemble, nous vaincrons nos ennemis », écrit-elle sur son X.

    Oubliée hier, Ituri veut une lumière aujourd’hui.

    L’Ituri a depuis longtemps vu son espoir de la représentativité s’écrouler suscitant une série d’indignation. Avec un seul fils dans le gouvernement sortant, cette province sous état de siège, suite à l’insécurité qui y prévaut, plaide cette fois avec une « shortlist » bien claire.

    1 conseiller à la présidence, 1 membre au bureau définitif de l’Assemblée nationale, un autre au bureau définitif au Sénat, 1 ministre d’État, 2 ministres, 1 vice-ministre, 3 directeurs généraux, 5 présidents de conseil d’administration, 10 administrateurs et 3 ambassadeurs. Voilà ce qu’attend l’Ituri.

    Attente portée haut ce mardi 2 avril 2024, le lendemain de la nomination du Premier ministre, par la société civile Forces vives de l’Ituri.

    Dieudonné Lossa qui était entouré de ses représentants à travers la province s’appuie sur le poids politique de cette province, 5e selon lui, avec 75 députés, dont 28 à l’Assemblée nationale.

    Si ces demandes n’ont pas gain de cause, la société se réserve le droit de « mobiliser l’Ituri pour exiger que tous les élus quittent les partis politiques non originaires pour intégrer les partis des Ituriens pour avoir la chance d’être représentés ». Une mise en garde est ainsi lancée aux partis politiques qui utilisent l’Ituri comme « une vache laitière ».

    Plusieurs fois exclue du partage de gâteaux pour une raison ou une autre, la province s’attend à « l’équilibre géographique ».

    En 2021, les députés provinciaux de l’Ituri adhéraient à l’Union sacrée en quête sans succès d’une représentation. Deux ans après, Sama Lukonde procédait au remaniement de son gouvernement, mais le résultat était le même : un seul Iturien comme vice-ministre. Ce dernier passa seulement des Affaires étrangères à la défense.

    L’espace Grande Orientale dont l’Ituri fait partie a même contribué à la hauteur de 100 000 dollars américains, le montant de caution de Félix Tshisekedi réélu président lors des élections de décembre 2023. En attendant la publication du prochain gouvernement, Ituri et la Grande Orientale retiennent le souffle, espérant mieux.

    Verite Johnson

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