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    Les journalistes dans un interview
    Photo© Ir. Christian Shauri
    Sous l’initiative de l’union nationale de la presse du Congo (UNPC), Section de l’Ituri, la journée internationale de lutte contre l’impunité des crimes commis à l’égard des journalistes a été célébrée à Bunia par une assemblée générale tenue dans la salle de la société civile.
    La presse iturienne a déploré le silence observé dans la suite de l’enquête sur la mort des regrettés Guylain Chanjabo, journaliste à la Radio Canal Révélation assassiné en 2014 et du Cameraman Didier, lui aussi abattu en 2003 au quartier Kindia, dont les familles continuent à réclamer Justice.

    A cette même occasion, la corporation journalistique a dénoncé les nombreux cas de journalistes victimes de menaces, arrestations ou autres tracasseries dans l’exercice de leur métier. C’est le cas de Luc Malembe, Correspondant de l’Agence France Presse à Bunia qui affirme avoir reçu des menaces pour avoir écrit un article sur une institution financière fermée par les autorités pour escroquerie de la population.
    La semaine dernière, au moins 3 journalistes ont été soit arrêtés, soit menacés de mort pour avoir exercé leur profession. « Ceci doit cesser » a tonné Serge Karba Atwoki, Président de l’UNPC Ituri qui nous fait le compte rendu de leur assemblée générale :
    « Nous avons décidé de mettre de l’ordre dans notre corporation. Une commission a été mise sur pied pour recenser tous ceux qui exercent comme journalistes dans toute la province de l’Ituri en vue de maitriser leur effectif et s’assurer que chacun d’eux dispose d’une carte de presse pour envisager leur mise à niveau. Ensuite cette commission va rencontrer les responsables de différents organes de Presse pour s’assurer que chaque journaliste dispose d’un contrat de travail et d’un salaire digne du travail qu’il fait »

    Bunia compte à ce jour une dizaine d’organes de Presse qui emploient environ 50 journalistes, mais la plupart travaillent sans formation adéquate sur l’éthique et déontologie de cette profession noble et n’ont ni contrat, ni salaire de la part de leurs employeurs.

    La Rédaction

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