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    Quartier Majengo à Goma
    ce matin.
    Le mouvement citoyen Lutte pour le Changement (Lucha), en collaboration avec d’autres forces politiques et sociales ont appelé ce lundi la population à rester terrée chez-elle en vue de donner un « dernier avertissement » au président Kabila qu’il doit « remettre sa démission » avant le 31 décembre 2017 pouvait-on lire dans un communiqué.
    Cet appel a été largement suivi à Goma mais la ville-morte s’est vite transformé en manifestation populaire qui a dégénéré. On parle de 1 mort coté policiers, 4 parmi les civils et plusieurs blessés et un bureau de la police incendié au quartier Majengo où des échauffourées opposent depuis ce matin des jeunes manifestants aux forces de l’ordre.
    Le mot d’ordre a également été relativement suivi à Mbandaka, à Mbuji-Mayi, Beni, Butembo et un peu à Kisangani ou les activités ont repris assez timidement, affirme le mouvement Lucha sur son compte twiter.
    De son côté, le Collectif d’Actions de la société civile (CASC) une autre structure impliquée dans l’organisation de la ville morte, condamne la violence à Goma.
    « Nous avons toujours prôné la non-violence comme méthode de toutes nos actions, nous condamnons toutes les violences de ce 30 octobre » peut-on lire sur son compte twiter
    Cette journée ville morte intervient à un jour seulement de la visite de l’Ambassadrice des USA à l’ONU Nikki Halley qui a recommandé que les élections se tiennent impérativement en 2018.
    Pas question, lui rétorque le militant Fred Bauma de la Lucha :
    « Nous ne sommes pas dans la logique des élections en 2018, cela doit être clair. Elections en 2017 ou transition sans Kabila » écrit-il
    La Rédaction

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