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    Depuis la prestation de serment et l’investiture de Tshisekedi comme président de la République démocratique du Congo pour son nouveau quinquennat, place à présent au calcul politique. La question autour de la nomination ou désignation d’un informateur fait déjà débat.

    Sur les réseaux sociaux, certains messages qui circulent parlent déjà même du nom de l’informateur désigné par le président Tshisekedi, alors qu’aucune source officielle consultée par buniaactualite.cd ne confirme cette version de fait.

    Tina Salama, jusque-là porte-parole du chef de l’État, a fait une mise au point sur ce sujet. « Le Président de la République n’a pas encore désigné son informateur », a-t-elle brièvement souligné.

    Selon la Constitution de la République démocratique du Congo (RDC), le Président de la République nomme le Premier ministre au sein de la majorité parlementaire après consultation de celle-ci. C’est notamment ce que mentionne l’article 78 de la Loi fondamentale du pays.

    Selon l’esprit du même texte, si cette majorité n’existe pas, le chef de l’État confiera donc une mission d’information à une personnalité désignée en vue d’identifier une coalition. La personne nommée n’aura que 30 jours pour procéder à cette identification de la coalition majoritaire. Ce délai peut être renouvelé une seule fois.

    Aucun regroupement ou parti politique n’a pu obtenir 251 députés nationaux aux élections du 20 décembre 2023. Cependant, l’Union sacrée de la Nation qui soutenait la candidature de Félix Tshisekedi a surclassé l’opposition congolaise, ce qui ne fait malheureusement pas d’elle un parti ou regroupement politique majoritaire, car aucune candidature n’a été déposée sur une liste de la plateforme Union sacrée.

    Le parti politique cher au président Tshisekedi (UDPS) se trouve à la première place avec le nombre de députés nationaux élus, une place pas suffisante pour (moins de 100 députés) pour prétendre à une majorité parlementaire. Au sein de l’Union Sacrée, les tractations sont de plus en plus fortes ces derniers temps.

    Après les élections de 2018, Sylvestre Ilunga a été formateur du gouvernement. Une nomination rendue possible grâce à la coalition FCC-CACH. Un mariage entre Tshisekedi et Kabila (son prédécesseur) qui n’avait malheureusement pas trop duré. Quelque temps après, le sénateur Modeste Bahati Lukwebo a été nommé informateur pour identifier une nouvelle majorité parlementaire.

    Qui sera nommé en 2024 ? Seul le président Tshisekedi le sait jusque-là, mais tout porte à croire que ce rôle reviendra probablement à un membre de l’Union sacrée de la nation, la plateforme politique qui a fait allégeance à Tshisekedi et qui semble encore déterminé à l’accompagner pour son nouveau quinquennat.

     

    David Ramazani

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