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    Félix Tshisekedi, candidat à sa propre succession est attendu à Bunia au chef-lieu de la province de l’Ituri l’après-midi de ce mardi 28 novembre 2023. La ville affiche un nouveau visage à quelques heures de son arrivée.

    Tout d’abord, le dispositif sécuritaire est renforcé. De Lycée Chemchem à la tribune, l’on peut apercevoir des éléments des FARDC y compris ceux de la Garde Républicaine.

    Sur le boulevard de Libération où le nom du Président est pendante dans plusieurs bouches, la présence des Jeep décorée à la Fatshi circulent. Des jeeps de la police ne sont pas du reste. Le long du boulevard de libération, des militaires sont positionnés pour assurer la sécurité.

    Il est 12h15, une ambiance s’installe déjà à la tribune officielle, au décor unique et inédit. Des drapeaux flottent à la gloire de l’Union sacrée, bien que la foule n’est pas encore nombreuse.

    Entre la TMB et la tribune, le trafic n’est pas loin d’être interdit. La circulation intense qui s’y observe oblige déjà des conducteurs à se réorienter. Des drapeaux et affiches qu’on ne voyait pas depuis longtemps, pour ne pas dire depuis le début de la campagne électorale, sont réapparus dans plusieurs ruelles.

    Au rond-point des Martyrs, référence Sonas, la circulation est coupée. Tout engin des particuliers en direction de la tribune est obligé de contourner par la deuxième rue (soit par l’entrée de l’université Shalom ou par le marché MONUC).

    Loin de là, quelques personnes s’invitent déjà à ce lieu sous l’oeil regardant des éléments GR et la PNC au moment où l’équipe technique (sonorisation) s’apprête à lancer les hostilités. Un cortège des motards brandissant le numéro 20 fait la ronde : la mobilisation est au rendez-vous.

    Au niveau de l’aéroport de Bunia, des partis politiques et autres se mobilisent pour l’accueil. Des bureaux étatiques ont été contraints de fermer pour accueillir l’actuel président de la RDC, qui est fin mandat.

    Tshisekedi arrive en tant que candidat dans une province de l’Ituri qui est encore placée sous état de siège, instauré depuis plus de 2 ans. Une administration spéciale qui semble ne plus faire l’unanimité au sein de l’opinion publique.

    Verite Johnson

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