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    Dr Giafranco Rotigliano, representant ai de l’Unicef en RDC
    Bunia, le 08 mars 2018
    Photo ©Luc Malembe
    Le représentant ad intérim de l’Unicef en RDC, Giafranco Rotigliano, qui a clôturé sa visite de travail en Ituri ce jeudi 08 mars a exprimé l’inquiétude de son organisation face à la résurgence du phénomène “enfants combattants” en territoire de Djugu ou des violences communautaires ont fait plus d’une centaine de morts, des incendies de villages et des déplacements massifs des populations depuis décembre dernier.

    « Selon des informations sérieuses qui nous parviennent, les groupes armés qui naissent ont tendance à recruter volontairement ou de manière forcée les enfants de moins de 18ans. Le contraire allait nous surprendre à Djugu. » A-t-il affirmé dans un échange avec buniaactualite.com, sans donner plus de détails.
    « Nous n’avons pas encore de chiffres mais nous y travaillons » a-t-il renchéri.

    Le Docteur Rotigliano, qui a globalement jugé la situation sécuritaire en Ituri de « volatile », « compliquée » et de « difficile » a affirmé la disponibilité de son organisation à appuyer la prise en charge des enfants déplacés actuellement accueillis dans les sites de Bunia et de Mahagi.

    « Plus d’une centaine d’écoles ont fermé leurs portes suite aux violences à Djugu. Nous avons pris des dispositions pour l’encadrement des enfants qui ont trouvé refuge dans les camps des déplacés. Il faut qu’ils puissent étudier, jouer et avoir un suivi psychologique pour la detraumatisation car ils ont assisté à des violences parfois horribles » a-t-il lancé.

    Il n’est pas question selon lui, que les écoles demandent de l’argent à ces enfants démunis.
    « il est inacceptable que les écoles exigent de l’argent de la collation aux enfants déplacés. Un kit scolaire sera distribué à chacun d’eux » a conclu M. Rotigliano

    En février dernier, cette agence onusienne avait déjà, dans un communiqué, alerté sur le sort de plus de 40 milles enfants affectés par cette crise dont les écoles ont été détruites et qui ont été obligés de fuir leurs villages, des chiffres qui n’avaient pas été confirmé par les autorités.

    La Rédaction

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