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    Les déplacés internes vivants dans les camps de fortune disséminés à travers la chefferie des Mokambo vivent dans des conditions inhumaines.

    D’après la société civile locale qui a tiré la sonnette d’alarme ce mardi 20 février 2024, ces conditions sont liées notamment à la vie difficile et aux conditions hygiéniques.

    Grégoire Thumito renseigne que ces situations concernent plusieurs sites des déplacés et affectent également les habitants de la région.

    « Aucune intervention et assistance aux déplacés il y a de celà 18 mois.  Étant donné que les abris bâches sont devenus délabrés, les déplacés des sites de BCZ Ramogi, Awasi, Rangu, Pike, Jupamaya, Nyakangira, désertent les camps des déplacés pour se rendre dans leurs villages malgré que ces derniers soient occupés par les milices de la Codeco qui y font leur lois.  Avec la démographie, il se constate que la population de mokambo s’est concentrée dans un seul milieu avec comme conséquence, l’augmentation des prix des denrées alimentaires », regrette le sous coordinateur de la société civile du territoire de Mahagi dans la chefferie des Mokambo joint par buniaactualite.cd

    Outre la vie devenue difficile, cet acteur de la société civile informe que les conditions hygiéniques sont devenues on ne peut plus insupportables. D’où son appel à une intervention urgente.

    « Des WC en délabrement dégagent des odeurs nauséabondes aux alentours. Face à ces situations, nous demandons aux hommes de bonne volonté ainsi que les ONG de porter assistance en sécurité alimentaire aux déplacés dans les sites et familles d’accueil.  Que les ONG qui interviennent en Wash puissent s’employer pour le bien-être de la population déplacée », ajoute Grégoire Thumito.

    Il est à noter que jusqu’à fin décembre 2023, la chefferie des Mokambo regorgeait en son sein d’environ 15 200 personnes déplacées internes. Reste à savoir combien ont déserté les camps pour leurs zones de vie malgré l’insécurité.

    Désiré Uwekmeno depuis Mahagi

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