Archives

    Le Gouvernement de la République Démocratique du Congo a condamné « avec la plus grande fermeté » les récentes atrocités commises par les rebelles des Forces Démocratiques Alliées (ADF), affiliées à l’État islamique. Face à la barbarie qui a coûté la vie à près d’une centaine de civils dans le Nord-Kivu, le gouvernement s’est engagé à intensifier ses efforts pour protéger la population.

    Selon un communiqué du ministère de la Communication et des Médias, daté du 9 septembre 2025, deux attaques distinctes ont eu lieu dans la nuit du 8 au 9 septembre, dans les territoires de Lubero et de Beni.

    La plus meurtrière a frappé la localité de Ntoyo, située à environ 5 kilomètres de Mangurujipa, dans le territoire de Lubero. Le bilan est macabre : 71 personnes ont été massacrées, six blessés sont à déplorer, et de nombreuses personnes sont portées disparues. L’attaque a également provoqué l’incendie de nombreuses habitations et véhicules, témoignant de la violence inouïe des assaillants.

    À lire aussi : Nord-Kivu : 72 civils tués par les ADF, un terrible carnage à Ntoyo

    Dans le même laps de temps, les villages de Fotoda et d’Avey, dans le territoire de Beni, ont été la cible d’une autre attaque qui a coûté la vie à 18 personnes.

    En réaction à ces massacres, le gouvernement congolais a présenté « ses condoléances les plus attristées aux familles durement éprouvées » et exprimé « toute sa compassion aux blessés », souligne ce communiqué parvenu à Buniaactualite.cd ce mardi 09 septembre 2025.

    Il a également apporté son soutien au gouvernement provincial du Nord-Kivu, province sous état de siège et sous occupation partielle par des rebelles du M23, pour la « gestion des conséquences humanitaires ».

    Le communiqué insiste sur la détermination des autorités à restaurer la paix et la sécurité dans cette région. Le gouvernement réaffirme son « engagement indéfectible à renforcer ses moyens pour protéger les populations civiles, restaurer la sécurité et œuvrer, aux côtés des partenaires régionaux et internationaux, pour mettre définitivement fin aux activités terroristes de l’ADF ».

    Cet engagement survient alors que les opérations militaires contre les ADF ont déjà permis la neutralisation de plusieurs combattants, la destruction de bases rebelles et la libération d’otages civils. Cependant, la persistance des massacres montre que le défi sécuritaire reste immense dans cette région tourmentée de la RDC.

    À lire aussi : Butembo : une communauté dénonce « l’inefficacité » des opérations FARDC-UPDF et adopte des mesures de protestation

    Rédaction

    Leave A Reply

    error: Content is protected !!