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    Les sites de déplacés de Kigonze et de l’ISP/Bunia pourraient être délocalisés hors de la ville de Bunia pour des raisons sécuritaires. Cette orientation a été rapportée mercredi 1er octobre 2026 par des responsables communautaires Hema et Lendu, à l’issue d’échanges avec le gouverneur militaire de l’Ituri, le général-major Gaby Kasongo Mulumba.

    L’information a notamment été communiquée à la presse par Jean-Claude Ngadjole, vice-coordonnateur du Groupe d’interaction intercommunautaire pour la pacification et la paix (GIIPP), une structure réunissant des membres des communautés Hema et Lendu.

    Selon lui, le gouverneur leur a fait savoir que les déplacés ayant quitté Kigonze à la suite des récents incidents ne devraient plus retourner sur ce site. L’autorité provinciale envisagerait également la fermeture du site de l’ISP/Bunia.

    « Il a dit que, sur le plan sécuritaire, ces déplacés ne peuvent pas rentrer dans le site de Kigonze. Ça, c’est la décision de l’autorité […] Il n’y aura pas aussi de site de l’ISP là-bas. Eux aussi vont partir. Il ne souhaite plus voir les sites de déplacés dans la ville de Bunia », a rapporté Jean-Claude Ngadjole dans des propos recueillis par buniaactualite.cd.

    Le responsable communautaire affirme que des considérations sécuritaires ont été avancées au cours des discussions.

    « Sur le plan sécuritaire, ça constitue un encombrement parce que, déjà avec ce qui est arrivé, pour la sécurité, il y a eu même des tirs en armes lourdes de ces sites. Et l’autorité a décidé, quels que soient les aléas humanitaires, à ce que ces sites doivent disparaître », a-t-il ajouté.

    Ces affirmations sur la situation sécuritaire à l’intérieur des sites sont rapportées par les responsables communautaires. Elles n’ont pas encore fait l’objet d’une communication détaillée du gouvernorat précisant les faits reprochés, les modalités de fermeture ou le calendrier envisagé.

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    Deux zones évoquées pour accueillir les déplacés

    Jean-Claude Ngadjole, également président de l’association culturelle ENTE, et un responsable de la communauté LORI indiquent que deux zones auraient été évoquées pour la réorientation des populations concernées.

    Il s’agit de la chefferie des Bahema Banywagi, dans le territoire de Djugu, et de la chefferie des Bahema d’Irumu, dans le territoire d’Irumu.

    À ce stade, aucune précision officielle n’est disponible sur le nombre de personnes concernées, les sites qui seraient aménagés dans ces entités, les conditions d’accueil, le transport des familles ou encore les dispositifs d’assistance humanitaire qui accompagneraient une éventuelle délocalisation.

    La question est particulièrement sensible après les incidents enregistrés depuis le 20 septembre autour du site de Kigonze, qui ont entraîné le départ de nombreuses familles.

    Dans une déclaration publiée le 27 septembre, le Coordonnateur humanitaire des Nations unies en RDC, Damien Mama, avait appelé à préserver le caractère civil et humanitaire des sites de déplacés. Il avait également insisté sur le fait que toute solution concernant l’avenir de ces familles devait être volontaire, sûre et digne.

    Le GIIPP appelle, pour sa part, les communautés concernées à accompagner le processus dans l’apaisement et à éviter que la question des sites de déplacés ne donne lieu à des tensions communautaires.

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    En attendant une communication officielle détaillée du gouvernorat, plusieurs questions restent donc ouvertes concernant les conditions, le calendrier et les garanties humanitaires d’une éventuelle délocalisation des populations de Kigonze et de l’ISP/Bunia.

    Rédaction

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