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    L’ultimatum lancé début décembre 2025 par les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) contre Thomas Lubanga Dyilo entre désormais dans sa dernière ligne droite. À ce stade, l’ancien chef de guerre ne dispose plus que d’environ un mois pour se rendre, alors que les autorités militaires et provinciales affichent une fermeté renforcée.

    À l’origine, l’armée congolaise avait accordé un délai de trois mois à Thomas Lubanga et aux combattants de la Convention pour la Révolution Populaire (CRP) afin de déposer les armes et rejoindre le processus de désarmement. Passé ce délai, les FARDC avaient prévenu qu’elles procéderaient à son arrestation par la force.

    Le gouverneur durcit le message en janvier

    Cette position a été explicitement renforcée à la mi-janvier 2026 par le gouverneur militaire de l’Ituri, le lieutenant-général Johnny Luboya N’Kashama. Lors d’une prise de parole publique à Bunia, il avait adressé un avertissement direct à Thomas Lubanga, affirmant que celui-ci ne connaîtrait « aucune paix », qu’il soit capturé vivant ou neutralisé.

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    Pour les autorités provinciales, cette déclaration visait à lever toute ambiguïté sur l’issue du délai accordé et à envoyer un signal clair aux combattants encore actifs dans le territoire de Djugu, épicentre des violences attribuées à la CRP.

    Depuis le lancement de l’ultimatum en décembre, les FARDC affirment avoir accentué les opérations de ratissage dans plusieurs zones rurales de l’Ituri. Selon des sources sécuritaires, cette pression a déjà conduit à des redditions de combattants, tandis que les capacités opérationnelles de la CRP auraient été progressivement affaiblies.

    L’armée accuse la milice de multiplier des actions de déstabilisation, notamment par le recours à des engins explosifs artisanaux, dans un contexte où les affrontements armés continuent de menacer les populations civiles.

    L’une des figures centrales des conflits en Ituri au début des années 2000, Thomas Lubanga avait été condamné par la Cour pénale internationale pour crimes de guerre liés à l’enrôlement d’enfants soldats. Libéré en 2020 après avoir purgé sa peine, son retour sur la scène sécuritaire a ravivé les tensions dans une province déjà fragilisée par la présence de multiples groupes armés, dont la plus importante Codeco.

    Pour l’administration provinciale sous état de siège depuis plus de 4 ans, il n’est plus question de tolérer une nouvelle structuration militaire autour de sa personne.

    Buniaactualite.cd constante que « le délai court toujours », soulignant que l’échéance fixée début décembre arrive à son terme fin février 2026.

    L’armée assure être prête à passer à une phase plus offensive si Thomas Lubanga ne se rend pas volontairement. Les prochaines semaines seront déterminantes pour la stabilité de la province et pour la « crédibilité » de la stratégie sécuritaire menée sous l’état de siège. Déjà, la région de Nyamamba autrefois l’épicentre de la CRP, serait totalement passée sous contrôle de l’Etat congolais.

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    Rédaction

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