L’ultimatum est lancé et cela avec le ton direct. Ce mercredi, au sortir d’une conférence-débat organisée par Canal Révélation sur le thème « Les opérations militaires sont-elles une solution pour la pacification de l’Ituri ? », le lieutenant Jules Ngongo Tshikudi, parlant au nom du lieutenant-général Luboya Nkashama, gouverneur militaire de l’Ituri, a lancé un message sans ambiguïté à Thomas Lubanga et à ses compagnons d’armes.
Selon lui, Thomas Lubanga dispose d’un délai ultime : il doit se rendre avant mars 2026, et le faire avec toute sa bande, désormais regroupée sous l’étiquette de la CRP. À défaut, affirme Ngongo, l’armée prendra ses responsabilités » une mise en garde lourde de sens alors que les FARDC multiplient les opérations dans plusieurs zones de l’Ituri.
« Thomas Lubanga doit se rendre avant mars 2026. Il doit se rendre avec toute sa bande de criminels. S’il ne se rend pas, Thomas Lubanga sera arrêté ou neutralisé», a lancé d’un ton ferme Jules Ngongo.
Ce n’est pas la première fois que le nom de Thomas Lubanga se retrouve au cœur de la tourmente sécuritaire. Condamné par la Cour pénale internationale en 2012, puis libéré en 2020 après avoir purgé sa peine, Lubanga semblait vouloir tourner la page. Beaucoup se souviennent de ses ambitions politiques : il avait même été candidat aux élections législatives dans sa province. Pour certaines communautés, son retour paraissait porteur d’un possible apaisement.
Mais ce virage n’aura pas duré. Début 2025, son nom réapparaît dans les rapports sécuritaires, associé à la résurgence de groupes armés en Ituri. Aujourd’hui, les autorités militaires l’accusent ouvertement d’avoir repris les armes et de diriger la CRP, un mouvement actif dans une partie du territoire de Djugu.
En Ituri, cette nouvelle sortie des autorités résonne comme un signal de fermeté. Le gouverneur militaire entend mettre fin aux zones d’ambiguïté : soit Lubanga se rend, soit il sera arrêté ou neutralisé. Une manière de rappeler que l’État veut imposer son autorité dans une province où trop de groupes armés continuent de défier les institutions. Reste à savoir si Thomas Lubanga réagira à cet ultimatum.
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