La crise sécuritaire qui secoue l’est de la République démocratique du Congo continue de provoquer des déplacements massifs de populations. Dans son rapport final, le Groupe d’experts des Nations Unies indique qu’en mars 2026, les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu comptaient environ 3,4 millions de personnes déplacées internes.
Ce chiffre, il y a lieu de le dire, illustre l’ampleur de l’une des plus graves crises humanitaires du continent africain.
Selon les experts, ces millions de déplacés sont les conséquences directes des affrontements entre groupes armés, des opérations militaires et des violences répétées contre les civils.
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Des villages entiers ont été abandonnés, obligeant des familles à chercher refuge dans des sites de déplacés ou auprès de proches, souvent dans des conditions extrêmement précaires.
Le rapport précise que ces déplacements concernent particulièrement les territoires les plus touchés par les violences, notamment en Ituri, au Nord-Kivu et au Sud-Kivu. Pour de nombreuses familles, il ne s’agit pas d’un premier exode.
Certaines ont été contraintes de fuir plusieurs fois en raison de la mobilité des groupes armés et de la persistance des combats.
Au-delà des chiffres, les Nations Unies mettent en garde contre les conséquences sociales et économiques de ces déplacements. Les personnes déracinées perdent leurs terres, leurs récoltes, leurs activités commerciales et, dans bien des cas, l’accès aux soins de santé et à l’éducation. Les enfants sont particulièrement exposés aux risques de déscolarisation, de malnutrition et de recrutement par des groupes armés.
Le Groupe d’experts relève également que cette crise humanitaire exerce une forte pression sur les communautés d’accueil, qui partagent des ressources déjà limitées. L’accès à l’eau potable, aux services de santé et à l’aide alimentaire demeure insuffisant dans plusieurs zones affectées par le conflit.
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En Ituri par exemple, depuis fin 2017 des milliers de personnes vivent dans des sites de déplacés, parfois sans assistance. Buniaactualite.cd a plusieurs fois relayés des cris d’alarme de ces personnes vulnérables. La ville de Bunia, capitale provinciale de l’Ituri, compte plusieurs sites qui n’ont pas pu fermer, malgré l’annonce de l’amélioration sécuritaire par des autorités.
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