Une rencontre impliquant des représentants de la Convention pour la révolution populaire (CRP) et des autorités congolaises aurait eu lieu en Ouganda, dans le cadre d’une initiative visant à favoriser l’apaisement dans l’est de la République démocratique du Congo.
Selon des informations diffusées ce samedi 10 octobre 2026, les gouverneurs militaires de l’Ituri et du Nord-Kivu auraient pris part à ces échanges, présentés comme une démarche de médiation bénéficiant de l’implication des autorités ougandaises. À ce stade, aucun communiqué officiel consulté par Buniaactualite.cd ne permet de confirmer l’ensemble des participants, le rôle exact du président Yoweri Museveni ou les éventuels engagements issus de cette rencontre.
Cette information intervient dans un contexte de tensions sécuritaires persistantes dans l’est de la RDC, particulièrement dans le territoire de Djugu, en Ituri, où les affrontements impliquant différents groupes armés continuent de menacer les populations civiles.
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D’après les informations rapportées par des sources présentées comme proches du dossier, les discussions auraient porté principalement sur la situation sécuritaire et les possibilités de favoriser une désescalade.
La participation de représentants de la CRP, mouvement politico-militaire dirigé par Thomas Lubanga, constituerait l’un des principaux éléments de cette initiative.
Toutefois, l’identité des représentants du mouvement, la date exacte de la rencontre et les modalités de leur participation n’ont pas été précisées.
Les gouverneurs militaires de l’Ituri et du Nord-Kivu cités
Les informations diffusées font état de la participation du général-major Gaby Kasongo Mulumba Batoka, gouverneur militaire de l’Ituri, et du général-major Évariste Somo Kakule, gouverneur militaire du Nord-Kivu.
La présence récente des deux autorités provinciales à Kampala est documentée dans le cadre d’autres échanges régionaux, notamment sur la coopération sanitaire et la surveillance aux frontières.
Cette présence ne permet cependant pas, à elle seule, d’établir qu’elles ont participé à une réunion avec la CRP.
Le rôle attribué au président ougandais Yoweri Kaguta Museveni reste également à clarifier. Les informations disponibles ne permettent pas de déterminer s’il a personnellement reçu les délégations ou mandaté des responsables ougandais pour faciliter les discussions.
Max Nissan Amade également cité dans les échanges
Max Nissan Amade est présenté dans les informations initiales comme ayant participé à cette initiative en qualité de point focal chargé de questions de médiation dans l’espace de la Grande Orientale.
Son éventuelle présence pourrait constituer un élément important pour comprendre les canaux de dialogue mobilisés autour de la crise sécuritaire en Ituri.
Néanmoins, aucun document officiel consulté à ce stade ne permet de confirmer son rôle précis dans cette rencontre ni d’établir l’existence d’un mandat spécifique de la présidence congolaise pour ces discussions.
Une confirmation des autorités concernées reste nécessaire.
Une initiative évoquée dans un contexte de recrudescence des violences
La possibilité d’un dialogue avec la CRP intervient alors que le territoire de Djugu connaît une nouvelle période de tensions.
Des affrontements entre éléments de la CODECO et de la CRP ont été signalés ces dernières semaines, accompagnés de préoccupations croissantes concernant la protection des civils et des personnes déplacées.
Face à cette situation, plusieurs responsables communautaires et acteurs politiques ont multiplié les appels à la cessation des hostilités.
Le Groupe d’interaction intercommunautaire pour la pacification et la paix (GIIPP), qui rassemble des représentants des communautés Hema et Lendu, avait notamment annoncé début octobre son intention de rencontrer Thomas Lubanga pour l’encourager à privilégier une solution pacifique.
D’autres acteurs communautaires ont également demandé la relance des discussions autour des engagements pris dans le cadre du processus d’Aru 2, tout en plaidant pour une approche plus inclusive du dialogue.
La question de la participation de la CRP à un éventuel processus de négociation figure ainsi parmi les préoccupations exprimées par plusieurs acteurs locaux.
Aucun accord annoncé à ce stade
Malgré l’importance potentielle d’une telle rencontre, les informations disponibles ne font état d’aucun accord formel de cessation des hostilités, d’aucun calendrier de désarmement ni d’un mécanisme de suivi officiellement annoncé.
Il n’est donc pas possible de conclure qu’un nouveau processus de paix a été engagé ou qu’un compromis a été trouvé entre les parties.
Pour les populations de Djugu et des autres zones touchées par les violences, les attentes restent principalement liées à la cessation des attaques, à la sécurisation des villages et à la possibilité pour les personnes déplacées de regagner leurs milieux d’origine dans des conditions sûres.
La confirmation officielle de cette rencontre, de ses participants et de ses conclusions permettrait d’en apprécier la portée réelle.
En attendant, les informations relatives à une médiation conduite personnellement par Yoweri Museveni et à la participation de la CRP demeurent à confirmer.
Nickson Manzekele

