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    Un incendie d’une rare violence a réduit en cendres une partie du foyer minier de Libreville, situé à proximité du village de Bafwambaya, dans le territoire de Mambasa, en province de l’Ituri. Le drame, survenu dans la nuit du vendredi au samedi 22 novembre 2025, laisse derrière lui un bilan matériel lourd, bien qu’aucune perte en vie humaine ne soit à déplorer.

    Le feu s’est déclaré aux environs de 1 heure du matin, surprenant les occupants de ce site d’exploitation artisanale situé au point kilométrique 47, sur l’axe routier Nia-Nia_Isiro, en chefferie des Bombo.

    Des pertes économiques majeures

    Selon les premiers constats, le bilan matériel est catastrophique pour l’économie locale. Environ une centaine de constructions en matériaux semi-durables et en planches ont été consumées. Le feu n’a rien épargné. Des boutiques, des points de transfert d’argent (Cash points), des comptoirs d’achat d’or, ainsi que des habitations de fortune sont partis en fumée.

    Bernard Baruti, leader de la jeunesse de Bafwambaya, dresse un tableau sombre de la situation. Il rapporte la destruction de plus de 40 boutiques et une trentaine de maisons d’habitation. « Nous regrettons cet incendie et demandons aux personnes de bonne volonté de venir en aide aux sinistrés qui ont tout perdu », a-t-il plaidé.

    L’origine du feu divise.
    Si l’ampleur des dégâts fait l’unanimité, les causes du sinistre restent pour l’heure sujettes à caution. Contacté par la rédaction, Senga Dido, chef du groupement Bafwambaya, confirme l’heure du drame, mais reste prudent sur son origine, indiquant que « la cause reste à découvrir ». L’autorité coutumière se réjouit toutefois que, « Dieu aidant », les vies des exploitants et de leurs familles aient été épargnées.

    Une version nuancée par des sources locales sur place. Selon Bernard Baruti, l’incendie serait la conséquence directe des intempéries. Il attribue le départ de feu à un coup de foudre survenu alors qu’une forte pluie s’abattait sur la zone forestière cette nuit-là.

    Les services de sécurité basés dans la région se sont rendus sur le lieu du drame, situé à environ deux heures de marche du chef-lieu du groupement. Leur mission consiste à établir le constat officiel et à diligenter une enquête pour déterminer avec précision les circonstances de cet incendie qui met à genoux l’activité économique de ce carré minier.

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    Cet incident relance la problématique de la sécurité et de l’urbanisation anarchique dans les foyers miniers de l’Ituri, où la promiscuité et les constructions précaires favorisent souvent la propagation rapide des flammes.

    Esdras Kaghoma depuis Nia-Nia

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