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    Entre le 2 et le 7 décembre 2025, au moins 74 personnes ont été tuées et 83 autres blessées dans une série de violences rapportées dans les territoires d’Uvira, Walungu, Mwenga, Shabunda, Kabare, Fizi et Kalehe.

    La province du Sud-Kivu traverse l’une de ses périodes les plus meurtrières de l’année 2025. Ce bilan, encore provisoire, a été rapporté le 8 décembre par le Bureau humanitaire des Nations Unies, à travers son coordonnateur Lemarquis, dans un message parvenu à Buniaactualite.cd.

    Les affrontements ont été marqués par l’utilisation d’armes lourdes et par des bombardements ayant touché des zones densément peuplées. Plusieurs infrastructures civiles ont été endommagées, notamment des habitations, des établissements scolaires et des centres communautaires.

    Ces attaques ont non seulement causé des pertes humaines importantes, mais ont également rendu difficile l’accès rapide aux soins pour les blessés.

    L’ONU souligne que la multiplication de ces violences survient dans un contexte sécuritaire déjà fragile, aggravant la vulnérabilité des populations locales.

    L’intensité des combats a provoqué d’importants mouvements de populations. Plus de 200 000 personnes ont fui leurs villages depuis le début de la crise, tandis qu’un autre nombre significatif a traversé les frontières vers le Burundi et le Rwanda.

    Les familles déplacées se retrouvent souvent sans abri, sans nourriture et sans accès aux soins, alors que les acteurs humanitaires peinent à opérer dans les zones les plus touchées.

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    Les Nations Unies rappellent que les civils et les infrastructures civiles « ne doivent en aucun cas être pris pour cibles », conformément au droit international humanitaire.

    L’organisation insiste sur la nécessité d’un accès humanitaire rapide, sécurisé et sans entrave pour permettre l’acheminement de l’aide d’urgence dans les zones les plus affectées.

    L’ONU exhorte également les parties en présence à garantir la protection des populations locales et à cesser toute action susceptible d’aggraver la crise humanitaire.

    Alors que les interventions humanitaires restent limitées par l’insécurité et l’état des routes, les humanitaires redoutent une dégradation supplémentaire de la situation dans les jours à venir. Le bilan pourrait encore s’alourdir, notamment dans les zones où les violences persistent et où l’accès aux blessés demeure difficile.

    Rédaction

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