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    L’escalade de la violence dans l’Est de la République démocratique du Congo a franchi un nouveau seuil. Le groupe armé M23 est accusé de l’exécution sommaire d’au moins douze civils dans le territoire de Kabare, au Sud-Kivu, selon une alerte lancée ce mardi par la Coalition Pamoja kwa Amani (Ensemble pour la Paix).

    Les victimes auraient été arrêtées par les rebelles du M23, puis froidement abattues après avoir été accusées de collaborer avec les milices Wazalendo, des combattants pro-gouvernementaux alliés aux Forces armées de la RDC (FARDC).

    Le lieu précis du drame, dans une zone disputée du Kabare, n’a pas été immédiatement précisé.

    Ce nouvel acte de barbarie intervient dans un contexte de combats intenses entre le M23 et les Wazalendo, qui se disputent le contrôle de plusieurs localités stratégiques dans la province.

    Pour la Coalition Pamoja kwa Amani, ces exécutions ciblées sont une illustration directe de la terreur que la rébellion impose aux populations civiles. Les groupes armés considèrent désormais tout habitant des zones sous leur contrôle comme un potentiel collaborateur de l’ennemi.

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    L’ONG rappelle que l’exécution délibérée de civils n’est pas un incident isolé. Des organisations de défense des droits humains, y compris Amnesty International et le Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme (BCNUDH), ont documenté à plusieurs reprises des actes similaires, qualifiés d’atrocités et de crimes de guerre, dans les zones sous influence du M23 au Nord et au Sud-Kivu.

    Ces massacres, souvent perpétrés en représailles des revers militaires ou pour intimider les communautés locales, visent à créer un vide et à déloger les populations soupçonnées de soutenir l’armée congolaise.

    La société civile du Sud-Kivu exige une enquête immédiate et indépendante pour établir les responsabilités et traduire les auteurs de ces exécutions sommaires devant la justice internationale. La protection des civils, pris en étau dans le conflit, doit redevenir la priorité absolue des forces en présence et des médiateurs internationaux.

    Rédaction

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