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    La grève des chauffeurs de poids lourds se poursuit sur la route nationale numéro 27 (RN27), en province de l’Ituri, après l’assassinat de trois de leurs collègues à Pimbo, dans le territoire de Djugu, par des éléments de la milice de la Codeco.

    Le mouvement perturbe les déplacements entre Bunia et Mahagi, laissant des voyageurs bloqués dans plusieurs localités et retardant l’acheminement des marchandises.

    Mercredi 21 octobre 2026, les transporteurs ont réaffirmé leur détermination à maintenir la suspension de leurs activités tant que leurs revendications ne seront pas prises en compte par les autorités.

    « Nous sommes fermes et nous ne reprendrons pas le trafic tant que nos doléances ne seront pas prises en compte », a déclaré l’un des responsables des chauffeurs en Ituri.

    Selon les informations rapportées par plusieurs médias en Ituri, plusieurs véhicules, notamment des camions-remorques et des bus de transport en commun, restent immobilisés à Uguro, Ngote, Nioka, Fataki et dans d’autres agglomérations situées le long de cet axe routier.

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    Les conséquences se font particulièrement sentir chez les voyageurs contraints d’interrompre leur déplacement. Dans certaines localités, les capacités d’hébergement sont dépassées par l’afflux de passagers. Faute de chambres disponibles ou de moyens financiers suffisants, certains passent la nuit à même le sol.

    À ces difficultés s’ajoutent les dépenses imprévues liées à l’alimentation et au prolongement du séjour, alors qu’aucune date de reprise normale du trafic n’a été annoncée.

    La paralysie affecte également les échanges commerciaux. Des produits alimentaires en provenance de Mahagi et destinés aux marchés de Bunia restent bloqués en cours de route, perturbant leur acheminement vers les commerçants. Une prolongation du mouvement pourrait accentuer les difficultés d’approvisionnement.

    La grève a été déclenchée le vendredi 16 octobre, trois jours après les violences meurtrières survenues à Pimbo, au cours desquelles trois chauffeurs, de nationalités congolaise, kényane et somalienne, ont été tués. Ces meurtres sont attribués à des éléments de l’URDPC/CODECO, selon les autorités locales.

    Dans leur mémorandum adressé aux autorités, les transporteurs ont notamment réclamé l’organisation d’obsèques dignes pour leurs collègues, l’assistance aux familles endeuillées, l’ouverture d’une enquête et des garanties de sécurité sur la RN27.

    Ces revendications avaient déjà été rapportées par Buniaactualite.cd le 16 octobre. Leur maintien, près d’une semaine plus tard, prolonge une crise dont les conséquences dépassent désormais les seuls professionnels du transport.

    Si la circulation avait momentanément repris sous escorte des FARDC et de la MONUSCO après les violences du 13 octobre, la suspension des activités décidée ensuite par les chauffeurs continue de perturber cet axe stratégique.

    Au-delà des revendications des transporteurs, la situation pose désormais la question de la prise en charge des voyageurs immobilisés et des mesures susceptibles de rétablir durablement la circulation des personnes et des marchandises entre Bunia et Mahagi.

    Rédaction

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