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    Trois chauffeurs, dont un Somalien et un Kényan, ont été tués mardi 13 octobre 2026 à proximité de Pimbo, dans le territoire de Djugu en province de l’Ituri, lors de violences attribuées à des éléments de l’URDPC/CODECO. Ces représailles présumées, déclenchées après la découverte du corps d’un membre de ce groupe armé, ont paralysé les activités socio-économiques et perturbé la circulation sur la route nationale numéro 27 (RN27).

    Selon Justin Gudza Kiza, chef du secteur de Walendu Djatsi, les tensions ont éclaté après la découverte, vers 16 heures, d’un corps sans vie sur le tronçon Pitso-Nyapala, à proximité de Pimbo.

    Les premières informations recueillies par l’autorité locale indiquent que la victime, identifiée comme un élément de l’URDPC/CODECO, aurait été mortellement heurtée par un véhicule non identifié. Les circonstances exactes de ce décès restent à établir.

    Alertés, les services de sécurité se sont rendus sur les lieux pour effectuer les premiers constats. Mais la découverte aurait provoqué la colère de certains membres du groupe armé, qui auraient alors pris pour cible des chauffeurs.

    « Cet acte les a poussés jusqu’à commettre des forfaits, donnant la mort à trois chauffeurs », a déclaré Justin Gudza Kiza à Buniaactualite.cd.

    D’après le chef du secteur, les victimes seraient de nationalités somalienne, kényane et congolaise. Leurs identités n’ont pas encore été communiquées.

    Les violences ont également causé des dégâts matériels. Six véhicules stationnés dans la zone auraient eu leurs pneus perforés par des tirs, tandis que les activités commerciales et les déplacements ont été fortement perturbés à Pimbo, chef-lieu du secteur de Walendu Djatsi.

    La circulation sur la RN27 perturbée

    Face à cette situation, Justin Gudza Kiza a salué l’intervention des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), de la Police nationale congolaise (PNC), de la MONUSCO et des autorités territoriales.

    Selon lui, le corps découvert sur l’axe Pitso-Nyapala a été évacué vers la morgue de Bunia. Des dispositions ont également été prises pour mettre d’autres chauffeurs en sécurité.

    L’autorité sectorielle affirme que le calme est revenu dans la zone, mais que des discussions se poursuivent avec les services de sécurité afin de permettre la reprise normale de la circulation sur la RN27.

    De son côté, l’administrateur du territoire de Djugu, Ruphin Mapela, a condamné ces violences et présenté ses condoléances aux familles des victimes, notamment celles des deux ressortissants étrangers.

    Il assure que des mécanismes sont engagés pour rétablir la circulation dans les meilleurs délais.

    La CODECO appelée à renoncer aux représailles

    Justin Gudza Kiza a exhorté les éléments de l’URDPC/CODECO à respecter leurs engagements de cessation des hostilités et à garantir la libre circulation des personnes et de leurs biens.

    Il a rappelé qu’aucun incident routier ne saurait justifier des actes de représailles contre des civils.

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    Le chef du secteur a également appelé les familles endeuillées à privilégier l’apaisement afin d’éviter une nouvelle escalade des violences.

    Les chauffeurs et autres usagers de la RN27 sont, quant à eux, invités à faire preuve de prudence et à suivre les consignes des autorités en cas d’incident sécuritaire.

    Cette nouvelle flambée de violences intervient alors que les autorités locales et les acteurs communautaires multiplient les initiatives visant à consolider la paix et à sécuriser les principaux axes routiers du territoire de Djugu.

    Jonathan Bavonga

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