Le centre de santé de Jisa, dans la chefferie des Bahema Nord, en territoire de Djugu en province de l’Ituri, a été entièrement incendié lundi 12 octobre 2026, lors d’une attaque attribuée aux miliciens de la CODECO. La société civile locale dénonce également le pillage de médicaments et la destruction de plusieurs habitations.
L’alerte a été donnée par Charité Banza, coordonnateur de la société civile des Bahema Nord. Selon lui, les assaillants ont d’abord emporté des produits pharmaceutiques et divers équipements du centre de santé avant d’y mettre le feu.
« Ils ont eu le temps de piller les produits pharmaceutiques et les biens matériels du centre de santé de Jisa. Après avoir tout pillé, ils ont mis le feu à cette structure sanitaire », a-t-il déclaré.
Le responsable de la société civile affirme que plusieurs maisons ont également été incendiées et que des biens appartenant aux habitants ont été systématiquement pillés au cours de cette attaque.
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Pour Charité Banza, la destruction d’une structure sanitaire constitue une atteinte grave à la protection des populations civiles, déjà confrontées à l’insécurité persistante dans cette partie du territoire de Djugu.
« Même en période de guerre, on ne doit pas attaquer les établissements de santé ou les écoles », a-t-il insisté, qualifiant les faits dénoncés de crime de guerre.
La société civile appelle les gouvernements provincial et national, ainsi que la Mission des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO), à agir pour protéger les populations et prévenir de nouvelles attaques.
« Ce que ces miliciens ont fait le 12 octobre dans les Bahema Nord ne doit pas rester impuni », a martelé Charité Banza, réclamant des sanctions contre les responsables.
Aucun bilan humain n’a été communiqué concernant cette attaque. L’étendue des dégâts et les conséquences sur l’accès aux soins des habitants de Jisa restent également à établir.
Ces accusations n’avaient pas encore fait l’objet d’une confirmation indépendante ou d’une réaction officielle des autorités sécuritaires au moment de la rédaction de cet article.
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