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    Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont dénoncé, samedi, une série de bombardements attribués à l’armée rwandaise et à ses alliés de l’AFC/M23, menés depuis le territoire rwandais.

    Ces attaques auraient été déclenchées le même jour que la signature de l’accord de paix de Washington entre le président congolais Félix Tshisekedi et son homologue rwandais Paul Kagame, sous le regard du président américain Donald Trump.

    Dans un communiqué signé par le général-major Sylvain Ekenge, porte-parole des FARDC, l’armée congolaise affirme que les bombardements ont débuté jeudi 4 décembre 2025, à partir de la zone de Bugarama, au Rwanda. Les tirs d’artillerie auraient visé des localités densément peuplées situées sur l’axe Kamanyola-Uvira, dans la plaine de la Ruzizi, une région régulièrement frappée par les violences liées aux groupes armés.

    Selon le communiqué consulté ce dimanche 07 décembre 2025 par buniaactualite.cd, plusieurs civils figurent parmi les victimes. Des écoles, centres de santé et habitations auraient également été détruits lors de ces attaques qualifiées de « barbarie rwandaise » par les FARDC.

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    Ces accusations interviennent dans un contexte diplomatique particulièrement sensible, quelques heures après la signature d’un accord censé ouvrir la voie à une désescalade entre Kinshasa et Kigali. Cet incident risque d’alimenter de nouvelles tensions alors que les populations du Sud-Kivu continuent de payer un lourd tribut aux affrontements dans l’est de la RDC.

    Aucune réaction officielle n’avait encore été enregistrée du côté rwandais au moment de la publication de cet article. Les observateurs internationaux, présents lors de la signature de l’accord à Washington, n’ont pas encore commenté les allégations congolaises.

    Rédaction

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