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    Le parquet général militaire a requis, mardi, le rejet des moyens soulevés par la défense du général Philémon Yav, ancien commandant de la 2ᵉ région militaire basée au Haut-Katanga, dans le sud-est de la République démocratique du Congo.

    L’audience s’est tenue devant la Haute Cour militaire, à Kinshasa. La défense invoque la maladie et une détention irrégulière

    Les avocats du général Philémon Yav avaient sollicité la relaxation de leur client, évoquant notamment son état de santé et une prétendue détention irrégulière. Ces arguments ont été développés dans un mémoire unique soumis à la juridiction militaire.

    Cependant, le parquet général militaire a estimé que ces moyens ne reposaient sur aucun fondement juridique solide.

    Prenant la parole à l’audience, le lieutenant-général magistrat Lucien René Likulia, chef du parquet général militaire, a reproché aux avocats du prévenu de ne pas avoir suffisamment contextualisé les faits reprochés à leur client.

    « Avant de soumettre le mémoire unique à la Haute Cour militaire, les avocats auraient dû expliquer amplement les faits pour lesquels le prévenu est attrait devant la justice », a-t-il déclaré.

    Selon le ministère public, l’absence d’un exposé détaillé des charges affaiblit considérablement les arguments avancés par la défense.

    À l’issue de ses réquisitions, le parquet militaire a demandé à la Haute Cour militaire de déclarer recevables les moyens présentés à la barre, tout en les jugeant non fondés.

    « Vous allez dire recevables les moyens présentés à la barre, mais les déclarer non fondés, les rejeter et poursuivre l’instruction », a conclu le lieutenant-général Lucien René Likulia, cité par l’Agence congolaise de presse (ACP).

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    Bien avant, la défense dudit lieutenant général, a martelé sur la détention irrégulière.

    « Le parquet général militaire a violé la loi en gardant en détention notre client pendant plus de trois ans. C’est inacceptable, monsieur le premier président », a déclaré Maître Parfait Kanyanga, coordonnateur du collectif des avocats du général Philémon Yav.

    Il a, à cette occasion, demandé à la Haute cour militaire

    « d’ordonner la mainlevée de la détention » du prévenu.

    Le dossier du général Philémon Yav continue de susciter une attention particulière, tant au sein de l’opinion publique que dans les milieux judiciaires et sécuritaires. La poursuite de l’instruction devant la Haute Cour militaire devrait permettre d’éclairer les responsabilités dans cette affaire.

    Rédaction

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