Le Comité de suivi de la paie (CSP) a annoncé, à l’issue de sa plénière du 31 mars 2026, la clôture effective des opérations de paie du mois de février pour les agents et fonctionnaires de l’État.
Dans le même temps, le Comité confirme le démarrage du processus de paiement des salaires du mois de mars, conformément aux orientations du gouvernement.
Face aux inquiétudes relayées ces derniers jours, le CSP se veut rassurant : aucune interruption du processus de paie n’est envisagée.
« Les opérations se poursuivent normalement et sans interruption », a indiqué le Comité, rejetant les rumeurs évoquant un blocage du système.
Selon le CSP, les fonds destinés au mois de mars ont déjà commencé à être transférés vers les opérateurs de paie.
Comme à l’accoutumée, les paiements seront effectués de manière progressive : d’abord les forces de défense et de sécurité, notamment les Forces armées de la République démocratique du Congo et la Police nationale congolaise ; ensuite les enseignants du secteur de l’éducation nationale ; puis les agents administratifs et autres fonctionnaires.
Pression sur les banques pour éviter les retards
Le CSP appelle les banques commerciales et les opérateurs de paie à améliorer la fluidité des opérations.
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L’accent est mis sur : la disponibilité de liquidités dans les distributeurs et guichets ; la réduction des délais de paiement ; une meilleure couverture des zones éloignées.
Conscient des difficultés persistantes, notamment dans les zones mal desservies, le Comité annonce des réformes en préparation.
Des solutions numériques et institutionnelles sont envisagées pour : limiter les déplacements des agents ; réduire les longues files d’attente ; sécuriser davantage le système de paie.
Le CSP réaffirme enfin la volonté des autorités de garantir un système de paie « régulier, transparent et fiable ».
Il invite les agents publics à se référer exclusivement aux communications officielles afin d’éviter toute désinformation.
Moïse Mugisa

