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    La Première ministre Judith Suminwa Tuluka a présidé, lundi à la Primature, une réunion extraordinaire de conjoncture économique consacrée notamment à la situation du paiement des agents et fonctionnaires de l’État.

    Autour de la cheffe du gouvernement ont pris part aux échanges le ministre des Finances Doudou Fwamba, le ministre du Budget, le ministre des Mines Louis Watum Kabamba ainsi que le gouverneur de la Banque centrale du Congo (BCC), André Wameso.

    Un glissement « habituel » en début d’année

    À l’issue de la réunion, le ministre des Finances a tenu à rassurer l’opinion publique sur la situation économique du pays. Selon lui, le retard observé dans le paiement des salaires du mois de janvier s’inscrit dans un phénomène récurrent.

    « Au premier trimestre de chaque année, un glissement dans les opérations de paie est généralement constaté », a-t-il expliqué, évoquant des ajustements techniques liés notamment aux opérations de mécanisation et à la mise à jour des bases de données administratives.

    À ces contraintes s’ajoutent, d’après lui, des considérations sécuritaires ayant nécessité un échelonnement progressif des versements.

    Le gouvernement affirme toutefois disposer des ressources nécessaires pour honorer l’ensemble de ses engagements.

    Plusieurs catégories d’agents ont déjà perçu leurs salaires. Il s’agit notamment des forces de sécurité, des éléments de la Police nationale ainsi que des enseignants pris en charge par la DINACOPE à Kinshasa, payés avant le 28 janvier. Les médecins, quant à eux, ont été servis au cours de la semaine dernière.

    Le ministre des Finances a assuré que la clôture complète des paiements interviendra dans un délai de 72 heures, ce qui devrait mettre fin aux inquiétudes suscitées par ces retards.

    Une situation économique « maîtrisée »

    Au-delà de la question salariale, la réunion de conjoncture a permis de passer en revue les principaux indicateurs macroéconomiques. D’après le gouvernement, la situation économique demeure « maîtrisée », avec des finances publiques sous contrôle et une coordination renforcée entre les ministères sectoriels et la Banque centrale.

    Cette communication intervient dans un contexte où les retards de paie suscitent régulièrement des tensions sociales. Les autorités entendent ainsi rassurer les agents publics et maintenir la confiance dans la gestion des finances de l’État en ce début d’exercice budgétaire 2026.

    Moïse Mugisa

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