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    Le Président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a insisté lundi sur l’urgence pour le pays d’assumer pleinement sa propre défense, alors que les forces régionales déployées à l’Est ont achevé leurs mandats successifs sans parvenir à offrir une solution durable.

    S’exprimant devant les deux chambres du Parlement réunies en Congrès au Palais du Peuple, le chef de l’État a rappelé que l’appui extérieur, bien que précieux dans certains contextes, ne pouvait remplacer la responsabilité première de l’État congolais dans la protection de son territoire.

    « La mission de la Communauté de développement de l’Afrique australe, la SADC, déployée à la fin de l’année 2023 pour appuyer la stabilisation de l’Est, a achevé son mandat en mars 2025, confirmant que nul dispositif extérieur, à terme, ne peut se substituer durablement à la responsabilité première de l’État congolais », a déclaré Félix Tshisekedi dans un passage particulièrement appuyé de son discours.

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    Le Président a expliqué que la République démocratique du Congo entrait dans une nouvelle phase de sa politique sécuritaire, centrée sur le renforcement des Forces armées de la RDC (FARDC) et des institutions nationales chargées de préserver l’intégrité du territoire.

    Il a assuré que ce recentrage ne signifiait pas un isolement, mais une volonté de sortir d’une dépendance prolongée aux interventions étrangères.

    « Ces évolutions ne traduisent aucun repli sur soi. Elles marquent plutôt un choix assumé, celui de passer d’une logique d’assistance sans horizon à une souveraineté renforcée, en consolidant nos capacités nationales et en coopérant avec nos partenaires dans le plein respect de notre Constitution et de nos lois », a-t-il affirmé.

    Le retrait de la force de la SADC intervient alors que plusieurs zones de l’Est demeurent frappées par des violences persistantes, notamment dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri. Le gouvernement continue d’affirmer que l’armée nationale est montée en puissance, mais les attentes restent fortes au sein de la population, régulièrement confrontée à l’insécurité.

    En réaffirmant la primauté de la souveraineté nationale dans la gestion du conflit à l’Est, le Président Tshisekedi prépare l’opinion à une nouvelle orientation stratégique. Celle-ci devrait combiner renforcement des moyens militaires, réformes internes et partenariats ciblés, sans déléguer le cœur de la mission sécuritaire à des forces étrangères.

    Rédaction

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