Le Président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a assuré lundi que l’État appliquerait une justice stricte contre tous les auteurs de violations graves des droits de l’homme, quel que soit leur statut.
Il s’exprimait devant les deux Chambres du Parlement réunies en Congrès au Palais du Peuple, dans la commune de Lingwala, à Kinshasa.
Dans un discours axé sur la sécurité, la gouvernance et l’autorité de l’État, le chef de l’État a réaffirmé sa détermination à lutter contre l’impunité sur l’ensemble du territoire national.
« Nous ne tolérons ni les crimes des groupes armés, ni les dérives de ceux qui portent l’uniforme de la République », a déclaré Félix Tshisekedi, rappelant que les forces de défense et de sécurité sont « soumises aux mêmes exigences de discipline et de respect » des droits fondamentaux que tout citoyen.
Cette prise de position intervient alors que plusieurs organisations de défense des droits humains dénoncent régulièrement des exactions perpétrées tant par des groupes armés actifs dans l’Est du pays que par certains éléments des forces régulières.
Dans son dernier rapport par exemple sur l’Ituri parvenu à Buniaactualite.cd, l’ONG Justice Plus avait fait mention de plusieurs violations des droits humains. Le groupe armé CODECO et les FARDC sont sur la première ligne des auteurs.
En annonçant une réponse judiciaire ferme, le Président Tshisekedi entend rassurer la population et réaffirmer la primauté de l’État de droit.
La lutte contre l’impunité demeure l’un des piliers essentiels pour renforcer la confiance des citoyens dans les institutions et stabiliser les zones affectées par les conflits. Le chef de l’État a insisté sur la nécessité d’une justice équitable, capable de sanctionner sans distinction tous ceux qui se rendent coupables d’atteintes aux droits humains.
Cette annonce s’inscrit dans un ensemble de mesures destinées à consolider l’autorité de l’État et à restaurer la sécurité, alors que plusieurs régions continuent de faire face à des violences chroniques.
Cependant, dans la pratique, certains observateurs dénoncent des arrestations arbitraires ou l’étouffement de certains acteurs politiques et sociaux.
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