Le gouvernement congolais a décidé de suspendre plusieurs taxes et redevances appliquées au carburant importé dans les provinces de l’Est de la République démocratique du Congo, afin de limiter la flambée des prix et prévenir une éventuelle pénurie. Ces mesures, entrées en vigueur le 5 mai 2026, découlent des orientations données par la Première ministre Judith Suminwa Tuluka dans une correspondance datée du 23 mars 2026, consultée par buniaactualite.cd.
Les provinces concernées sont notamment l’Ituri, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, le Maniema, le Haut-Uélé et le Bas-Uélé, des entités confrontées à des défis sécuritaires et logistiques qui alourdissent fortement le coût du carburant.
Parmi les principales mesures annoncées figurent la suspension des frais CGW sur les hydrocarbures ainsi qu’une réduction de 50 % des frais de l’Office congolais de contrôle (OCC). Selon le gouvernement, cette décision vise à alléger les charges supportées par les importateurs et distributeurs afin d’éviter une répercussion excessive sur les consommateurs.
Dans son arrêté n°010/CAB/VPM/MIN-ECONAT/DMS/TNM/2026 signé le 4 mai 2026, le Vice-Premier ministre en charge de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, a fixé de nouveaux prix de référence applicables dans la zone Est. Le litre d’essence passe ainsi à 4 205 francs congolais, le pétrole à 5 000 FC et le gasoil à 5 395 FC.
Le gouvernement justifie cette réforme par les réalités économiques et sécuritaires particulières de l’Est du pays. L’éloignement des ports d’approvisionnement de Dar-es-Salaam en Tanzanie et de Mombasa au Kenya, combiné à la dégradation des infrastructures routières et à l’insécurité persistante, contribue à maintenir des prix élevés à la pompe.
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À travers ces mesures, l’exécutif espère améliorer l’approvisionnement du marché, soutenir les activités économiques locales et préserver le pouvoir d’achat des populations, particulièrement affectées par la hausse du coût de la vie.
L’exécution de cette décision a été confiée au Secrétaire général à l’Économie nationale ainsi qu’au Directeur général de la Direction générale des douanes et accises (DGDA). Ces nouvelles dispositions remplacent l’arrêté du 16 avril 2026 et s’inscrivent dans les recommandations formulées lors de la réunion du Comité de suivi des prix des produits pétroliers tenue à Kinshasa.
Esdras Kaghoma

