Situation chaotique ce samedi 2 mai 2026 en ville de Beni. Le prix du carburant explose. Depuis ce matin, le litre d’essence est passé de 6 000 à 20 000 francs congolais, soit près de 10 dollars.
Conséquence directe : les artères principales sont désertes. Les véhicules et motos restent à l’arrêt. Seuls les piétons sont en mouvement. Le transport en commun est fortement perturbé.
Le coût des courses en moto-taxi s’envole. Un trajet habituel de 1 500 francs se négocie désormais entre 5 000, 10 000, voire 15 000 francs, même sur de courtes distances.
Usagers et conducteurs dénoncent une situation qui bloque les activités économiques dans cette ville, chef-lieu provisoire du Nord-Kivu.
Pour l’instant, ni la mairie de Beni, ni les services de l’économie et des hydrocarbures ne se sont prononcés sur les raisons de cette flambée.
Contactés hors micro par buniaactulaite.cd, des opérateurs économiques du secteur pointent trois nouvelles taxes imposées par le gouvernement à la douane de Kasindi-Lubiriha, une cité frontalière avec l’Ouganda.
La taxe pour la promotion de la santé, la taxe de contrôle des produits toxiques, et la taxe sur le prix de moyen frontalier appliquée aux produits pétroliers. Voilà autant des taxes qui compliquent la situation, relate, un opérateur du secteur pétrolier.
Ce samedi matin, des scènes inhabituelles : des motards et automobilistes poussent leurs engins à la main, réservoir vide. Certains véhicules sont abandonnés là où le carburant s’est épuisé.
Des voix appellent les autorités à intervenir d’urgence pour stabiliser les prix.
Yves Romaric Baraka

