Le Tribunal militaire de garnison d’Uvira a condamné à mort 18 militaires du bataillon Simba reconnus coupables de lâcheté, à l’issue d’un procès en flagrance tenu du 24 au 26 août 2026.
La juridiction militaire, siégeant en matière répressive au premier degré, a déclaré l’infraction établie en fait comme en droit à charge des prévenus et n’a retenu aucune circonstance atténuante.
Les audiences ont successivement porté sur l’identification des prévenus, l’instruction de l’affaire, les réquisitions du ministère public ainsi que les plaidoiries des parties.
Représentant le parquet militaire au cours de la procédure, le capitaine magistrat Anissi Moubouala Boko, auditeur militaire faisant fonction de premier substitut, avait requis la peine capitale contre les 18 militaires poursuivis.
Le tribunal a finalement suivi les réquisitions du ministère public en prononçant la peine de mort contre chacun des prévenus. Les frais de justice ont, quant à eux, été mis à la charge du Trésor public.
Une procédure présentée comme dissuasive
Selon les autorités judiciaires militaires, ces audiences visaient également à rappeler aux militaires leurs obligations en période d’opérations et à prévenir des comportements similaires au sein des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).
La lâcheté constitue une infraction prévue et réprimée par la législation pénale militaire congolaise, particulièrement lorsqu’elle est commise dans certaines circonstances liées aux opérations militaires.
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Cette condamnation intervient dans un contexte sécuritaire particulièrement tendu dans l’Est de la République démocratique du Congo, où les FARDC restent engagées sur plusieurs fronts.
À ce stade, les informations disponibles à buniaactualite.cd ne précisent pas si les militaires condamnés ont exercé ou entendent exercer les voies de recours prévues par la législation congolaise.
Il faut toutefois dire que depuis le début de la guerre de l’AFC M23 soutenue par le régime de Kigali, de nombreux militaires congolais sont déjà condamnés pour des griefs quasi similaires.
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