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    L’Union des associations culturelles pour le développement de l’Ituri (UNADI) a appelé au dialogue entre les communautés tout en apportant son soutien à Max Nissan Amande, conseiller du chef de l’État chargé de la médiation et de la résolution des conflits dans la Grande Orientale, au centre d’une controverse née de ses récentes déclarations à Mambasa.

    La position de l’UNADI a été rendue publique à l’issue d’une assemblée générale extraordinaire tenue samedi 19 septembre 2026 à Bunia, en présence notamment des membres de son comité directeur, des responsables des communautés membres et de notables.

    Selon sa déclaration, la réunion était consacrée à l’examen des différentes réactions suscitées au sein de la communauté Yira après les propos tenus par Max Nissan lors de la récente mission d’itinérance du gouverneur militaire de l’Ituri dans le territoire de Mambasa.

    Une controverse née des déclarations de Mambasa

    À Mambasa, Max Nissan avait notamment dénoncé l’activisme des ADF ainsi que la présence de groupes se présentant comme Maï-Maï ou Wazalendo en Ituri.

    Certains passages de son intervention, faisant référence à l’origine nande de personnes présentées comme arrêtées dans le cadre des opérations sécuritaires, avaient cependant suscité de fortes réactions au sein de la communauté Yira/Nande.

    L’Association culturelle Kyaghanda Yira avait notamment dénoncé ce qu’elle considérait comme une « stigmatisation » collective et appelé à distinguer les responsabilités individuelles de l’appartenance communautaire.

    La polémique avait également provoqué des réactions politiques, dont celle du député national Kakule Kalyomo, élu de Bunia, qui avait évoqué la possibilité d’une démarche judiciaire contre Max Nissan.

    Une rencontre de clarification avait ensuite eu lieu le 14 septembre à Bunia entre le conseiller présidentiel et des responsables de la communauté Yira.

    À cette occasion, Max Nissan avait rejeté toute assimilation de cette communauté aux groupes armés et insisté sur le caractère individuel de la responsabilité pour les actes répréhensibles.

    L’UNADI apporte son soutien à Max Nissan

    Dans sa déclaration du 19 septembre, l’UNADI dit suivre avec inquiétude les différentes réactions enregistrées depuis le début de la controverse et estime que leur prolongement pourrait affecter la cohésion sociale dans la province.

    La plateforme condamne ce qu’elle qualifie d’« attaques contre la personne du Chargé des Missions » et réaffirme son soutien à Max Nissan dans l’exercice de sa mission de médiation et de résolution des conflits.

    L’organisation considère également que les débats autour de cette affaire ne devraient pas détourner l’attention des enjeux sécuritaires auxquels reste confrontée la province, particulièrement dans le territoire de Mambasa.

    L’UNADI affirme par ailleurs soutenir les initiatives visant la restauration de l’autorité de l’État et la consolidation de la paix dans cette partie de l’Ituri.

    Des accusations sensibles à replacer dans leur contexte

    Dans sa déclaration, l’UNADI formule également des critiques à l’égard de la cohabitation entre certaines communautés ituriennes et la communauté Yira.

    Elle affirme notamment avoir constaté des faits qu’elle considère comme préjudiciables aux communautés autochtones de l’Ituri.

    Ces affirmations, constituent la position de l’UNADI et ne peuvent être présentées comme des faits établis en l’absence d’éléments permettant de les documenter individuellement.

    La communauté Yira avait, de son côté, rejeté quelques jours auparavant toute responsabilité collective dans les actes commis par des individus ou des groupes armés et réaffirmé son attachement à la coexistence pacifique avec les autres communautés vivant en Ituri.

    A lire aussi : Ituri : L’UNADI hausse le ton et condamne les actes inhumains commis contre des jeunes ituriens à Beni

    Dialogue et retenue parmi les pistes avancées

    Malgré les divergences exprimées, l’UNADI appelle les différentes communautés vivant en Ituri à privilégier le dialogue, la retenue et la préservation de la cohésion sociale.

    L’organisation estime que les controverses liées à la situation sécuritaire doivent être traitées de manière à éviter leur transformation en tensions entre communautés.

    Cette position intervient alors que les autorités et différents responsables communautaires tentent de contenir les conséquences de la polémique née à Mambasa.

    Lors de leur rencontre du 14 septembre à Bunia, Max Nissan et des représentants de la communauté Yira avaient déjà privilégié la clarification et appelé à distinguer les actes individuels de l’appartenance communautaire.

    Dans une province encore confrontée à l’activisme de plusieurs groupes armés, les différentes parties mettent ainsi en avant, malgré leurs divergences, la nécessité de préserver le dialogue et la coexistence entre les communautés.

    Rédaction

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