L’Association Culturelle pour le Développement de l’Ituri, UNADI, regroupant les 21 communes ituriennes, condamne les actes inhumains commis contre des jeunes ituriens originaires du territoire de Mahagi par certains habitants de Beni, dans la province du Nord-Kivu.
Ces jeunes ituriens, employés par la société de gardiennage TOP SIG, avaient été envoyés à Beni dans le cadre d’un stage de professionnalisation, et ont été assimilés à des rebelles du M23.
Dans une déclaration faite à la presse ce jeudi 18 septembre 2025 à Bunia, capitale provinciale de l’Ituri, dans l’est de la République Démocratique du Congo, cette association culturelle sollicite l’implication des services de sécurité jusqu’à l’aboutissement du dossier.
« Nous dénonçons avec fermeté et condamnons avec véhémence ces actes inhumains et irresponsables qui ne favorisent en rien la cohésion. À cette heure où le pays a plus besoin de cohabitation pacifique et de vivre ensemble entre tous ses fils et filles congolais, nous appelons toute la communauté iturienne à bannir les actes de représailles et à éviter la haine, la division et les violences identitaires », a souligné Upio Vwaweka, son premier vice-président, au micro de buniaactualite.cd.
L’UNADI demande par ailleurs aux responsables de la société de gardiennage TOP SIG de fournir des éclaircissements sur les procédures mises en place, allant du recrutement à l’affectation en stage de professionnalisation de ces jeunes en ville de Beni, au Nord-Kivu.
Pour Rappel, dans la journée du Mercredi 17 septembre dernier, une dizaine des jeunes stagiaires de la société de gardiennage TOP SIG avaient été interpellé en ville de bunia suite à une confusion faisant état de leur appartenance à la rébellion de l’AFC/M23. Dans la foulée, leur employeur n’avait pas tardé de réagir, dans un communiqué, la société sur l’identité « non douteuse » de ces personnes.
Outre cette réaction, le député nationale élu de la ville de bunia, Gratien de Saint Nicolas Iracan ainsi que les autorités provinciales du Nord Kivu avaient appelé la population au calme tout en restant vigilante.
Jonathan Bavonga

