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    Le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, a exprimé samedi 7 novembre 2026 sa profonde préoccupation face aux attaques visant les structures sanitaires dans la région de Beni, au Nord-Kivu.

    Ces violences compromettent les efforts de riposte contre la maladie à virus Ebola, alors que la province connaît une forte transmission de l’épidémie.

    Dans une déclaration publique, le responsable de l’OMS a particulièrement dénoncé la tentative d’incendie du Centre de traitement Ebola (CTE) de Médecins Sans Frontières (MSF), survenue vendredi 6 novembre à Beni.

    Située au quartier Byautu, dans la commune de Beu, cette structure a été prise pour cible vers 22 heures par des individus non identifiés. Selon la Police nationale congolaise (PNC), l’intervention des forces de sécurité a permis d’empêcher l’incendie.

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    Des bouteilles contenant de l’essence ont été retrouvées sur les lieux. Aucun décès ni blessé n’a été signalé lors de cet incident.

    Pour Tedros Adhanom Ghebreyesus, ces violences constituent une menace directe contre les efforts de lutte contre l’épidémie.

    « La violence dans l’est de la RDC coûte des vies et compromet la riposte contre Ebola », a-t-il déclaré.

    Le directeur général de l’OMS a également évoqué les attaques survenues les 5 et 6 novembre dans la zone de santé de Mabalako, où des patients ont été tués et trois structures sanitaires incendiées.

    Selon lui, l’insécurité a provoqué la fuite de plusieurs habitants, parmi lesquels des personnes qui faisaient l’objet d’un suivi médical après avoir été en contact avec des cas d’Ebola.

    Les équipes de riposte ont également été contraintes de suspendre certaines activités prévues le 6 novembre.

    Cette interruption suscite des inquiétudes concernant la surveillance épidémiologique. La fuite des personnes contacts complique leur suivi, tandis que les attaques contre les établissements sanitaires peuvent retarder le dépistage et la prise en charge des nouveaux malades.

    « Le personnel de santé et les travailleurs humanitaires, les patients et les civils doivent être protégés en toutes circonstances », a insisté Tedros Adhanom Ghebreyesus, précisant que les membres du personnel de l’OMS présents dans les zones concernées avaient tous été localisés.

    Cette alerte intervient alors que le Nord-Kivu connaît une transmission importante du virus. Selon le rapport de situation de l’OMS publié le 6 novembre, la province avait enregistré 232 nouveaux cas confirmés au cours des sept jours précédant le 3 novembre, soit le nombre le plus élevé parmi les provinces affectées durant cette période.

    Le même rapport fait état d’un suivi quotidien moyen de 82 % des personnes contacts au Nord-Kivu, contre un objectif sanitaire de 95 %. Un indicateur qui souligne les difficultés déjà rencontrées dans la surveillance des chaînes de transmission.

    Face à cette situation, le directeur général de l’OMS appelle à la protection des structures sanitaires et au rétablissement de conditions sécuritaires permettant aux équipes de poursuivre leurs interventions.

    « La violence ne fait qu’offrir davantage d’opportunités au virus de se propager », a-t-il averti.

    Pour Tedros Adhanom Ghebreyesus, la maîtrise de l’épidémie ne dépend pas uniquement des moyens médicaux déployés.

    « La population de la RDC a besoin de paix. Sans paix, nous ne pouvons pas arrêter Ebola ni garantir la santé pour tous. Le meilleur remède, c’est la paix », a-t-il conclu.

    Ces incidents interviennent dans un contexte de progression des nouvelles contaminations au Nord-Kivu.

    Selon le compte rendu du Conseil des ministres du vendredi 6 novembre, présenté par le ministre de la Santé, Roger Kamba, cette province enregistre désormais le plus grand nombre de nouveaux cas d’Ebola en RDC.

    L’Ituri demeure toutefois la province la plus touchée depuis le début de l’épidémie, avec environ 70 % des cas cumulés. Sa part dans les nouvelles notifications est descendue à 37,1 %, selon les données présentées au gouvernement.

    Rédaction

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