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    Des patients ont été tués et trois structures sanitaires incendiées lors d’attaques attribuées à un groupe armé, les 5 et 6 novembre 2026, dans la zone de santé de Mabalako, territoire de Beni, au Nord-Kivu. Ces violences ont également provoqué la fuite de personnes suivies dans le cadre de la riposte contre la maladie à virus Ebola.

    Ces informations ont été rendues publiques samedi 7 novembre par le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus.

    Selon le responsable de l’OMS, les attaques ont coûté la vie à des patients et entraîné la destruction par le feu de trois établissements sanitaires. Le nombre exact de patients tués et l’identité des structures concernées n’ont pas été précisés.

    Ces violences interviennent notamment après l’attaque attribuée aux Forces démocratiques alliées (ADF), dans la nuit du jeudi 5 au vendredi 6 novembre, contre l’agglomération de Cantine-Aloya, située dans la zone de santé de Mabalako.

    Cette incursion a fait au moins 35 morts, dont 17 enfants, selon le bilan provisoire rapporté par le Baromètre sécuritaire du Kivu (KST). Plusieurs habitations, boutiques et infrastructures sanitaires ont également été incendiées.

    Au centre hospitalier de Kelekele, à Cantine, les violences ont provoqué la fuite de nombreux patients, parmi lesquels des personnes suspectées d’être atteintes d’Ebola et des contacts à haut risque.

    Selon le médecin directeur de cet établissement, le Dr Christian Kakule, environ 180 patients ont quitté la structure pendant l’attaque, dans un contexte de panique provoquée par les tirs et les incendies.

    Cette situation suscite des inquiétudes sanitaires, particulièrement concernant les personnes placées sous surveillance en raison de leur exposition au virus. Leur départ complique le suivi médical et les efforts visant à interrompre les chaînes de transmission.

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    L’insécurité a également contraint certaines équipes de riposte à suspendre leurs activités programmées le 6 novembre, notamment dans les zones affectées par les attaques.

    Ces incidents surviennent alors que le Nord-Kivu reste fortement touché par l’épidémie d’Ebola. Selon le rapport de l’OMS publié le 6 novembre, la province totalisait 2 593 cas confirmés et 1 422 décès à la date du 3 novembre 2026.

    Les attaques contre les structures sanitaires aggravent ainsi les difficultés d’accès aux soins dans une région déjà confrontée à la violence armée et à une urgence épidémiologique majeure.

    Rédaction

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