La commune de Mangina a de nouveau été la cible d’une attaque attribuée aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) dans la nuit du mercredi au jeudi 16 juillet 2026. Selon un bilan encore provisoire, au moins dix civils ont été tués, quelques heures seulement après une première attaque meurtrière enregistrée dans la même commune.
D’après le bourgmestre de Mangina, Kambale Kikuku Nicolas, les assaillants ont attaqué vers 19 heures les quartiers Makukulu et Malipizo, situés à l’ouest de la commune.
Selon des sources locales, les combattants auraient profité de l’obscurité pour pénétrer dans ces quartiers avant de s’en prendre aux habitants. Au moins neuf corps avaient déjà été identifiés au moment des premières constatations, tandis que les recherches se poursuivaient.
Le président de la société civile Forces vives de Mangina, Kakule Vunyatsi Mwongozi, confirme que le bilan reste provisoire.
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Outre les pertes en vies humaines, plusieurs dégâts matériels ont été signalés, notamment des habitations et des motos incendiées.
Cette nouvelle attaque survient moins de vingt-quatre heures après une première incursion attribuée aux ADF dans le quartier Kalunga, qui avait fait quatre morts, six blessés et d’importants dégâts matériels.
Avec cette nouvelle attaque, au moins quatorze civils ont été tués en l’espace de quarante-huit heures dans la commune de Mangina, selon les bilans provisoires communiqués par les autorités locales et la société civile.
Face à cette recrudescence des violences, un climat de psychose s’est installé dans la commune. Plusieurs familles quittent les quartiers périphériques, voire le centre de Mangina, pour rejoindre des zones qu’elles jugent plus sûres.
La société civile appelle les forces de défense et de sécurité à renforcer les patrouilles de jour comme de nuit afin de prévenir de nouvelles incursions et de mieux protéger les populations civiles.
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