Les autorités de la commune de Mangina attribuent désormais aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) l’attaque armée perpétrée dans la nuit du mardi au mercredi 15 juillet, qui a fait plusieurs victimes civiles.
Le bourgmestre de Mangina, Kambale Kikuku Nicolas, indique que les premières analyses menées par les services de sécurité, appuyées par des témoignages d’habitants, orientent les enquêtes vers les ADF.
« C’est vrai, par rapport à l’identité de l’ennemi, les analyses prouvent que ce sont les ADF, car ils ont été aperçus par les habitants de la zone. À présent, tout est calme. Les services de sécurité sont en alerte maximale. Que la population collabore avec l’armée et remonte toute alerte en temps réel », a déclaré l’autorité municipale à buniaactualite.cd.
Le bilan provisoire a été revu à la hausse. Selon le bourgmestre, quatre civils ont été tués, six autres blessés et deux personnes sont toujours portées disparues.
Les assaillants auraient également incendié deux habitations avec leurs biens, endommagé deux motos et incendié une troisième.
La société civile appelle à adapter les stratégies sécuritaires
Le président de la société civile Forces vives de Mangina, Kakule Vunyatsi Mwongozi, affirme que des mouvements des ADF avaient déjà été signalés en début de semaine dans le quartier Sayo, en commune de Mulekera, non loin de Mangina.
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Il estime que cette évolution devrait conduire les forces de sécurité à adapter leurs stratégies face au mode opératoire des assaillants.
La nouvelle attaque a provoqué une vive inquiétude au sein de la population. Si la plupart des activités socio-économiques ont repris ce mercredi, plusieurs institutions de microfinance sont restées fermées par mesure de précaution.
Les autorités maintiennent un dispositif de sécurité renforcé et invitent la population à collaborer étroitement avec les services de défense et de sécurité afin de prévenir de nouvelles attaques.
Yves Romaric Baraka

