L’agglomération de Badengaido, chef-lieu de la chefferie de Bombo, en territoire de Mambasa, est privée des réseaux mobiles Vodacom et Airtel depuis plus de trois semaines, alerte la Société civile du Congo (SOCICO).
Située à environ 137 kilomètres à l’ouest de Mambasa-centre, sur la RN4, Badengaido fait face à cette interruption des communications dans un contexte marqué par la menace des groupes armés et l’épidémie de maladie à virus Ebola.
L’alerte a été lancée ce jeudi 13 août 2026 par Richard Matumo Kalambayi, coordonnateur de la SOCICO dans la chefferie de Bombo.
Selon lui, cette situation complique notamment la transmission des alertes sécuritaires et des informations sanitaires.
« Nous sommes dans une zone opérationnelle où la communication aide beaucoup pour les alertes précoces. Ce qui est étonnant, c’est que les réseaux de téléphonie sont inexistants. Cela nous fait peur. »

Le responsable de la société civile affirme également que l’absence de réseau entraîne des retards dans la transmission des données liées à la riposte contre Ebola.
« Un autre problème, c’est la transmission des données liées à Ebola avec retard suite au manque de réseau », déplore-t-il.
Au-delà des questions sécuritaires et sanitaires, cette interruption affecte également les activités économiques de la population. Les opérations d’envoi et de retrait d’argent via les services de monnaie mobile seraient notamment devenues difficiles.
Richard Matumo Kalambayi appelle ainsi les opérateurs concernés et les autorités compétentes à intervenir rapidement pour rétablir les communications dans cette partie de la chefferie.
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La situation affecte particulièrement les populations retournées après les attaques attribuées aux ADF à Mutchatcha, Babesua et Badengaido entre mars et avril 2026, selon la société civile.
Esdras Kaghoma, depuis Nia-Nia

