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    Une fillette de 13 ans, dont la disparition avait été signalée il y a plusieurs jours, a été retrouvée sans vie dans un champ de manioc. Ce drame secoue le centre de négoce de Pangoro, dans la chefferie des Anghal, territoire de Mahagi, en Ituri, province du nord-est de la République démocratique du Congo (RDC).

    La nouvelle, qui a suscité une vive émotion, a rapidement dégénéré en actes de justice populaire, entraînant des destructions matérielles importantes dans la localité.

    Selon des témoignages recueillis auprès de plusieurs habitants de Pangoro, l’adolescente aurait été enlevée dans la nuit du dimanche 23 au lundi 24 novembre dernier. Son corps a été découvert récemment dans un champ de manioc, bien que les circonstances exactes de sa mort restent, à ce stade, indéterminées.

    Les services de sécurité et les autorités judiciaires locales sont attendus pour mener une enquête approfondie afin d’établir les faits et d’identifier le ou les auteurs de cet acte criminel.

    La colère et la douleur de la famille de la victime ont rapidement conduit à des représailles. La foule, excédée, a ciblé des résidences et des commerces qu’elle jugeait possiblement liés au drame, s’écartant des voies légales.

    Le bilan des destructions, toujours selon des sources locales, se résume à au moins onze (11) maisons d’habitation et deux (2) kiosques ont été entièrement saccagés puis incendiés. Ces actes de vengeance collective ont ajouté la crise sociale à la tragédie humaine.

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    Inquiète, la société civile locale a lancé un appel au calme et à la retenue. Mungu Jakisa, représentant de la société civile de Pangoro, a vivement condamné les actes de destruction.

    Il exhorte la population à faire preuve de civisme et à privilégier les voies légales pour l’établissement de la vérité et la punition des coupables, rappelant que la justice populaire constitue une violation grave de la loi.

    Les autorités locales sont désormais face au double défi de l’enquête criminelle sur la mort de la fillette et de la gestion de la crise sécuritaire et sociale provoquée par ces représailles.

    Rédaction

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