Le directeur général du Guichet unique de production des permis de construire (GUPEC), Aloïs Mulowayi Kanyinda, a procédé, le 20 février 2026 à Bunia, à l’installation officielle du directeur provincial. Cette cérémonie marque la fin d’une phase pilote de trois ans, initiée afin de tester l’opérationnalisation de cette réforme en province.
Interrogé sur les tensions et les dysfonctionnements ayant émaillé cette période transitoire, le patron du GUPEC a apporté des précisions. Selon lui, cette phase expérimentale a permis d’évaluer le système, d’identifier les failles et de mesurer les résultats obtenus sur le terrain.
« Nous avons pris le temps d’analyser le fonctionnement du dispositif. Les avancées constatées, notamment en matière de maximisation des recettes et de rigueur dans le traitement des permis de construire, ont justifié l’officialisation de la direction provinciale », a-t-il expliqué. Cette décision a reçu l’aval du gouverneur militaire de l’Ituri, le général Johnny Luboya Kashama.
Revenant sur les résistances observées, Aloïs Mulowayi Kanyinda estime qu’elles sont en partie liées à une mauvaise compréhension de la réforme. « Certains n’ont pas accepté le changement. Pourtant, cette réforme vise l’intérêt général et l’amélioration de la gestion des permis de construire », a-t-il déclaré.
Il a, à cette occasion, mis en garde contre toute tentative de contournement du circuit officiel, soulignant que la réforme s’inscrit dans la vision des plus hautes autorités du pays et que toute opposition systématique ne ferait que freiner le développement du secteur.
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Le directeur général a également tenu à dissiper tout malentendu concernant les relations entre le GUPEC et la Division provinciale de l’Urbanisme. « Il ne s’agit pas d’une opposition. Le GUPEC relève du même ministère que l’Urbanisme. Nos services sont complémentaires », a-t-il précisé. Il a expliqué que les dossiers de morcellement débutent à l’Urbanisme avant de se poursuivre au GUPEC pour l’obtention du permis de construire, chaque structure conservant ses attributions dans un esprit de synergie.
Saluant l’engagement des autorités provinciales, il a affirmé pouvoir compter sur l’accompagnement du gouverneur militaire pour consolider la réforme et corriger les dysfonctionnements relevés durant la phase pilote.
De son côté, le nouveau directeur provincial, Godefroy Tikima, s’est engagé à renforcer la transparence et la célérité dans le traitement des dossiers. Il a promis de lutter contre les tracasseries administratives, les pratiques irrégulières et les constructions anarchiques, tout en veillant à la canalisation effective des recettes vers le Trésor public.
Aloïs Mulowayi Kanyinda a insisté sur l’importance des résultats attendus : « Cette réforme doit produire des effets visibles et mesurables. Nous attendons des résultats concrets pour en justifier pleinement la mise en œuvre. »
Grâce Kasemire

