Une journée particulièrement tendue s’est déroulée à Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri, ce vendredi 8 novembre 2024. Au cœur de la crise, les agents d’urbanisme, représentant une institution de l’État congolais, expriment leur mécontentement face à la décision du Gouverneur militaire de l’Ituri, qui a autorisé la reprise normale des activités du Guichet unique de délivrance de permis de construire (GUPEC) sur l’ensemble du territoire provincial.
Des pneus ont été incendiés et des cœurs brisés ont symbolisé la colère visible sur les visages des manifestants. Des affiches étaient également présentes, portant des messages tels que : « Les agents d’urbanisme doivent se prendre en charge. Exigeons l’implication du ministère de tutelle pour une solution concernant les dossiers de permis de construire. Nous disons non au GUPEC en Ituri. » Ces slogans étaient clairement visibles sur des morceaux de carton.
Dans une interview accordée à la rédaction de buniaactualite.cd, les agents ont exprimé leur mécontentement quant à leur ignorance des engagements pris entre les services d’urbanisme et d’habitat, qui ont conduit à la décision concernant le fonctionnement du GUPEC.
« Nous revendiquons ceci : il est impératif que ces deux chefs nous expliquent quel engagement a été pris entre ces deux services pour que le GUPEC puisse reprendre ses activités. Tant qu’ils ne nous communiqueront pas cela, le chef du bureau d’urbanisme ne rouvrira pas sa porte aujourd’hui », a déclaré l’un des agents. Il a ajouté : « Nous disons non à la décision prise par le gouverneur militaire de l’Ituri autorisant le service du GUPEC à fonctionner au sein de l’administration de l’État. »
La tension est restée palpable jusqu’en fin d’après-midi de ce vendredi. Selon les informations recueillies sur place, les agents se sont dirigés vers le gouvernorat de la province en quête d’audience, mais n’ont pas été reçus par l’autorité provinciale, ce qui a exacerbé leur colère. De plus, les deux chefs des services concernés n’ont pas encore fourni leurs versions des faits.
Jonathan Bavonga

