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    Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont réagi aux déclarations attribuées à un certain Maseva, membre présumé du mouvement la Convention pour la Révolution populaire (CRP) de Thomas Lubanga en Ituri. L’armée a lancé une mise en garde sévère.

    Ces propos, tenus depuis l’étranger, sont qualifiés par l’armée de manœuvre visant à « tromper l’opinion » et à « déstabiliser l’Ituri », province sous état de siège depuis 4 ans.

    « La population sait que vos intentions avec Thomas Lubanga sont de détruire la province », a fait remarquer le porte-parole des forces armées, dans des propos parvenus à buniaactualite.cd dimanche soir.

    Le lieutenant Jules Ngongo, aussi conseiller en communication du gouverneur militaire de la province de l’Ituri, le lieutenant-général Luboya N’Kashama Johnny, a affirmé dans la même communication que Maseva tente de faire croire que « certains mouvements armés seraient engagés dans un processus de paix ».

    Des « projets hostiles » déjoués par l’armée

    L’officier des FARDC a contredit cette affirmation en déclarant que ces mêmes acteurs armés, récemment installés sous couvert de MAPI dans le territoire d’Irumu, étaient en réalité impliqués dans des « projets hostiles » contre la province.

    « Maseva, on va te poursuivre jusque dans ton sommeil, jusque dans tes rêves, on va te poursuivre. Tu n’auras que des cauchemars. Les forces armées vont te poursuivre », a insisté Jules Ngongo.

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    Le lieutenant Ngongo a notamment évoqué un plan de déstabilisation orchestré autour de l’aéroport de Murongo, situé près de Bunia.

    « Ce plan a été déjoué et plusieurs personnes impliquées ont été neutralisées par les services de sécurité », a assuré le porte-parole de l’armée, soulignant la « vigilance des forces de défense et de sécurité face aux menaces internes et externes qui pèsent sur l’Ituri ».

    Pour rappel, Mapi est un groupe armé créé en décembre 2022, en plein état de siège. Quelques mois plus tard, il a adhéré au processus de paix en signant un acte d’engagement unilatéral de cessation des hostilités.

    Mais depuis l’avènement de la CRP, ce groupe armé installé notamment dans la région de Kabarole (Irumu) et quelques entités de Djugu, a été accusé par l’armée d’être un allié de la CRP de Thomas Lubanga. Ce qui a déclenché des opérations militaires dans toutes les zones sous son occupation.

    Rédaction

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