La Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) a fermement condamné le massacre de 102 civils, tués dans la nuit du 8 au 9 septembre 2025, dans la province du Nord-Kivu. Ces atrocités, attribuées aux rebelles du groupe terroriste des Forces Démocratiques Alliées (ADF), ont eu lieu au village de Ntoyo, dans le territoire de Lubero.
Dans un communiqué publié ce vendredi 12 septembre, la CENCO s’est indignée de la brutalité de l’attaque. Selon le document, « en date du 8 septembre 2025, au moins 102 personnes ont été tuées dans une attaque perpétrée par les ADF au village Ntoyo en localité de Mahoho, dans le secteur Bapere, territoire de Lubero dans la province du Nord-Kivu : les uns par marteaux et les autres par balles. »
Signé par le Secrétaire général, Donatien Nshole, le communiqué rappelle que le respect de la vie humaine est un principe sacré.
« La CENCO condamne encore une fois les auteurs de ces atrocités à qui elle rappelle pour la énième fois que la vie humaine est sacrée, par conséquent doit être respectée », peut-on lire dans le communiqué.
Cette nouvelle attaque fait montre de la persistance de l’insécurité dans l’est de la République démocratique du Congo, où les groupes armés continuent de terroriser les populations civiles.
Le bilan lourd de ce massacre a suscité l’émoi au sein de la population et de la communauté internationale, qui appellent à une action plus forte des autorités pour protéger les civils.
Récemment dans un communiqué consulté par buniaactualite.cd, le gouvernement congolais a aussi condamné ce massacre.
Kinshasa promet de renforcer des mesures sécuritaires pour mettre en déroute cette menace ADF.
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