La communauté a commémoré, ce mercredi, 12 avril 2023, la journée internationale des enfants des rues. Une journée célébrée dans le monde entier depuis 2012, pour reconnaître l’humanité, la dignité et le défi des enfants des rues face à des difficultés inimaginables.
En Ituri, des activistes des droits et protections des enfants, parlent d’une situation « chaotique » suite aux violences armées dans les territoires d’Irumu et Djugu conduisant notamment à l’accroissement de l’effectif de ces enfants.
Dans cette province et celle du Nord-Kivu, l’éducation d’environ 750.000 enfants restent perturbée suite à ces violences.
Lire aussi : Ituri: insécurité persistante, l’arme qui anéantie les droits de l’enfant (Tribune de David Ramazani)
D’après le bureau de coordination des affaires humanitaires, du 20 au 26 mars de l’année en cours, le site de Rhoo a enregistré l’arrivée de plus de 28.000 nouveaux déplacés. Plus de 40 enfants non accompagnés figureraient parmi les déplacés d’après ce partenaire humanitaire.
Phénomène « Saidiya » bombe à retardement ?
Pour ce qui est de la ville de Bunia, des enfants errent dans les rues ça et là. Les uns, sans domicile fixe, passent nuit à la belle étoile. La journée, ils s’en donnent à quémander de l’argent aux passants avec leur traditionnelle gimmick : « Saidiyaaa » (traduction : aide moi).
Ce dernier temps, on les aperçoit aussi procéder aux toilettages de paraprises de chaque voiture qui s’arrête près d’eux.
Une situation décriée par David Ramazani, Point focal du Réseau d’encadreur des Structures de participation des droits des enfants en Ituri. Selon lui, c’est une « bombe à retardement pour la ville de Bunia si rien ne fait pour améliorer leur condition de vie ». A l’en croire, d’ici 5 ou 10 ans, ces enfants risquent de devenir « un véritable danger pour la ville de Bunia, pourquoi pas la province de l’Ituri », prévient-il.
Verite Johnson

