À la suite de l’appel des FARDC invitant les déplacés à regagner leurs villages, le conseiller communal Bahati Mangaga estime que les conditions actuelles ne garantissent pas encore un retour sûr.
Il demande une meilleure coordination entre autorités, une communication claire et un accompagnement réel des familles concernées.
Selon lui, le retour ne peut être envisagé sans garanties de sécurité et de réinstallation digne :
« Les autorités doivent rassurer la population par des actions visibles, pas seulement par des déclarations. »
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Mangaga rappelle que la situation des déplacés ne doit pas devenir permanente, mais souligne l’importance de connaître précisément leur nombre et d’assumer pleinement les responsabilités de prise en charge. Malgré une accalmie de trois mois, il juge les progrès encore insuffisants.
Sur les sites de déplacés à Bunia, les familles se montrent prudentes.
Marie, déplacée depuis deux ans, s’interroge : « On nous dit de rentrer, mais qui va nous protéger ? Les groupes armés peuvent revenir. »
Jacques, agriculteur, évoque des défis matériels. « Rentrer où ? Nos maisons ont été brûlées. Il n’y a rien à reconstruire sans aide. »
Aline, mère de cinq enfants, déplore le manque d’informations. « On reçoit des messages contradictoires. Comment décider ? »
Pour le conseiller, un retour précipité serait dangereux : il réclame un appui matériel, une présence sécuritaire durable et une coordination avec les services humanitaires.
Bahati Mangaga appelle enfin le gouvernement provincial à renforcer sa communication et à mettre en œuvre des actions concrètes pour garantir la dignité et la protection des déplacés.
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