Alors que la situation sécuritaire affiche une amélioration progressive dans plusieurs zones de la province de l’Ituri, les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) lancent un appel aux personnes déplacées internes, celui de regagner leurs milieux d’origine.
Cet appel parvenu à Buniaactualite.cd ce mercredi est motivé par une double considération, sécuritaire et humanitaire, selon le lieutenant Jules Ngongo, porte-parole du secteur opérationnel militaire en Ituri.
Les FARDC dénoncent une stratégie de « boucliers humains »
Dans un message ce mercredi 26 novembre 2025, le Lieutenant Ngongo a souligné que le maintien des familles dans les sites de déplacés présente désormais un risque accru. L’armée accuse ouvertement la CRP de Thomas Lubanga d’instrumentaliser les déplacés en les utilisant comme boucliers humains.
« Il est préférable pour les familles de retourner dans leurs villages plutôt que de rester dans les sites, où la CRP utilise les déplacés comme boucliers humains », a affirmé le communicateur du Gouverneur militaire, le lieutenant-général Luboya N’Kashama Johnny.
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Pour rassurer les milliers de déplacés hésitants à quitter la précarité des camps, l’armée affirme avoir renforcé significativement sa présence sur le terrain. Le porte-parole militaire garantit qu’un accompagnement et une protection continus seront assurés aux populations dès leur retour dans leurs villages respectifs.
Cette offensive de communication vise à accélérer le processus de retour et de stabilisation des zones récemment sécurisées, permettant ainsi aux populations de reprendre leurs activités et de désengorger les sites de déplacés souvent surpeuplés et sous-dotés.
Cependant, certains déplacés hébergés dans différents sites en Ituri depuis fin 2017 avec au départ l’activisme du groupe armé de la Codeco à Djugu, ont toujours appelé au retour total de la paix et au désarmement de tous les groupes armés en vue d’assurer une sécurité absolue dans leurs villages d’origine.
Dans le territoire de Djugu, des sites de déplacés ont plusieurs fois été attaqués par des groupes armés, faisant de nombreuses victimes parmi ces vulnérables. L’accès aux champs et à d’autres activités demeure aussi problématique dans certaines zones, selon des acteurs de la société civile.
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